Tutu tulututu tulutu, branle-bas de combat, il fait 7° dans la chambre, il est 5H15 du matin, et pas de chance, notre lampe torche ne fonctionne plus à cause du froid qui a ruiné nos piles… Très amusant que de devoir s’habiller, finir nos sacs et emballer nos duvets dans le noir… Une fois arrivé, un immense espace blanc immaculé s’offre à nous. Au loin, nous pouvons apercevoir le début du lever du soleil, puis les premiers rayons, qui dévoilent toute la splendeur de ce site, et qui au fil des minutes, colorent les montagnes d’un ton chaud, orangé. Au bout de 20 minutes, nous remontons en voiture, la tête pleines d’image, et les pieds qui nous font mal, tellement il fait froid.
Le poste de frontière Bolivien, est une petite maison d’une pièce qui se trouve au milieu des montagnes. Le paysage, le physique et la langue change. nous voilà parti dans le 4X4 plein de sable, avec sur la plage - avant, décorée de pompons aux couleurs boliviennes et au petit lama qui pendouille. Le chauffeur enclenche une K7 audio de musique typique, et c’est parti !
Nous traversons de vastes territoires de sel, des déserts de dunes, entourés de montagnes et de volcans, avec sur le sol, dispersé, des plaques de neige au milieu du sable. Sans parler, des guanaco, des vigognes, des ânes sauvages et d’autres choses dues au curieux phénomène de mirages.
Dont’t cry for me argentina… Eh oui, bye bye les bons biftecks, les « CH » qui remplacent les doubles « LL » dans les mots (plus de Priscicha et de cyril dachot), los media lunas (croissants), les 4L, les 2CV, les R9, R12, R6 et ma voiture préférée la fiat 500 et 600 de toutes les couleurs.
une fois le bureau Argentin de la frontière passée, le paysage change. Il y a parfois beaucoup de relief avec encore quelques cactus ou arbustes, puis plus rien sur des Km et des km, juste un sol aride, craquelé, parfois le ciel était couleur sable et ne faisait plus qu’un avec le sol, puis des montagnes à l’horizon avec un sol sec recouvert parfois de neige ou de sel...
Au programme, la même route que le train des nuages mais en van, puis le désert de sel et le village de Purmamarca, 430km au total. Nous avons donc quitté Salta dans la nuit noire et sous la neige !!! Incroyable et rare à cette période de l’année…
Nous découvrons les alentours de la ville, au petit matin, toute blanche, puis quelques km plus loin, un spectacle encore plus surprenant, le désert et ses cactus, recouvert de neige ! Le vent est fort, en plus d’être glacial.
Nous suivons le chemin de fer, « del tren a las nubes ». Avec le ciel blanc et lourd, nous ne voyons pas le haut des montagnes et à peine l’horizon. Effectivement, ce petit train porte bien son nom.
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