Petit "coucou" au-dessus des grandes lignes

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Pérou - Nazca et son desert de lignes mysterieuses
de priscilla, le 15-07-2007

Petit "coucou" au-dessus des grandes lignes

Le bus d’hier soir, n’a pas été un bus cama, à savoir, aux sièges inclinables pour pouvoir dormir, mais un bus normal. Nous sommes partis avec 15 min de retard, avec la tv à fond, diffusant un émission de divertissement typiquement péruvienne, où cela hurle toutes les 5 min, ensuite il y a eu une petite pièce de théâtre bidon, et pour finir un film sans intérêt…
Les lumières se sont éteintes vers minuit, et nous avons eu très froid pendant la nuit. Il tombe comme de la neige fondue…
Nous sommes arrivés dans un brouillard épais à 4h30 du matin, dans la ville de Nazca.
Une des personnes, de la guest house est venue à notre rencontre. Nous avons une chambre qui nous attend, mais sans couverture, autant vous dire, que nous nous sommes gelés le reste de la deuxième partie de notre nuit.
Nazca est une ville qui compte 53000 hab. et qui n’est vraiment pas très jolie.
Nous sommes réveillés par notre langue maternelle, un genre de « pfff, il fait un temps dégeulasse et pas chaud ce matin… ». Du coup, même si nos voisins sont bruyants, nous en profitons pour nous rendormir un peu. Car si le ciel est couvert, il ne peut y avoir de vol.
Pourtant vers 8h, il y a comme des rayons de soleil. Du coup, je me dirige, avec hâte vers la douche. Enfin, une vraie douche…
Eh non, toujours pas, l’eau est glaciale. L’un des employés me dit que c’est parcequ’il a fait froid dans la nuit et qu’il faut attendre un peu.
Du coup, entre temps, le patron de la guest house et de l’agence qui permet de survoler les lignes, nous dit que si nous pouvons être prêt dans 5 min, il y a un vol des lignes prévues ce matin. Nous avions prévu cela demain, mais pourquoi pas maintenant, car il est vrai, qu’il fait un temps superbe. Malheureusement, nous avions mangé des tartines au beurre de cacahuète avant et il est conseillé de ne rien avaler avant le vol…
Nous verrons bien, mais pour ma part, j’ai avalé un cachet pour le mal des transports plus un anti-vomitif. Ce vol a pour réputation de rendre les gens malades.
En 5 min, nous sommes prêts, et partons vers l’aéroport. Les « petits coucou », comprennent 5 personnes et le vol ou le survol des lignes, dure 30 min.
Nous avons des casques, ainsi, le pilote nous informe du dessin que nous allons voir et le pointera de l’aile. Autant vous dire, qu’il faut avoir le cœur bien accroché, car nous piquons, tournons à droite (pour que les gens de droite puissent voir), puis à gauche toute, pour les autres. La vision des lignes est tout aussi impressionnante que le vol et le pilotage !
Il nous avait été conseillé avant de partir, de regarder l’horizon si nous nous sentions pas bien.
Au bout de la 4éme photo, Cyril est devenu pâle et vert, puis c’est passé, à l’atterrissage !
En tout cas, c’est un spectacle incroyable, qui nous a beaucoup plus, nous avons survolé un peu près 11 figures. (Il en existe plus de 350).
L’histoire de ces lignes est un peu longue mais intéressante.
La plaine désertique de Nazca se trouve à 400 kilomètres au sud de Lima. Découverts en 1926, les géoglyphes de Nazca (ou les lignes), occupent une superficie de 500 km2.
Ils ont tous de grandes dimensions; les lignes mesurent de 4 mètres à 10 kilomètres et les animaux, de 15 à 300 mètres. Les objets qui y sont représentés sont très variés: 18 types d'oiseaux, une douzaine de figures animales (baleine, araignée, etc.) et plus de cent figures géométriques et lignes.
Le sol sur lequel ils se dessinent est couvert de cailloux que l'oxyde de fer a coloré en gris.
En les ôtant, les Nazcas (La civilisation Nazca, est une culture pré-incaïque, qui se développa entre 300 av. J.-C. et 800 de notre ère), ont fait apparaître un sol plus clair, découpant les contours de leurs images.
Les lignes et géoglyphes de Nazca sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1994.
Le microclimat permet la conservation des lignes, car le plateau est l'une des régions les plus sèches du monde (trente minutes de pluie par an). Le sol sans végétation réchauffe fortement l'air (ce qui crée un coussin d'air qui, à son tour, protège les géoglyphes du vent) et enfin, le gypse contenu dans le sol « colle » le sable et la poussière.
Sans sable ni poussières pour recouvrir la plaine et avec peu de pluie ou de vent pour les éroder, les tracés restent intacts après 2000 ans. La nature fait bien les choses !
Ces lignes prennent la forme de singes, colibris, condors où de végétaux. Imprimés sur la surface de la Pampa, les dessins franchissent les ravins, escaladent les collines sans que leur forme ni la rectitude apparente des lignes en soient affectées. Ces tracés représentent les divinités animales du panthéon religieux des Nazcas. Il y a énormément de précisions dans ces dessins, ce qui font dire qu’ils ont dû être réalisé à partir de savants calculs mathématiques.
Les théories sur ces lignes sont diverses.
D'après la mathématicienne allemande Maria Reich, qui a consacré la majeure partie de sa vie à l'étude archéologique et à la préservation du site, les géoglyphes formeraient un immense calendrier astronomique, dont les lignes pointent vers des étoiles remarquables ou des constellations.
Ascension du soleil, solstice ou localisation d'étoiles, les lignes pouvaient être utilisées comme une sorte de calendrier qui ne se limiterait pas à reproduire les circonstances célestes, mais posséderaient un usage pratique et quotidien (festivités, récoltes).
Pour d’autres personnes, ce serait un site rituel. Le but des figures étaient probablement de réaliser une procession de la communauté à l'intérieur du parcours que forme chacune des figures. C'est pour cette raison qu'elles sont d'une taille importante, afin que le parcours soit d'une longueur importante, et qu'une partie importante de la communauté puisse s'y tenir en même temps.
Les figures ont également été associées au chamanisme. Les chamans prenaient des substances hallucinogènes qui leurs permettaient de voir leur animal-pouvoir, une pratique courante en Amérique du sud et particulièrement en Amazonie. Certaines des drogues utilisées pendant les cérémonies rituelles donnent la sensation de voler dans les airs. Ce serait la raison pour laquelle les géoglyphes sont créés pour être vues du ciel.
Encore plus simplement, ces dessins seraient destinés à des dieux habitant les cieux;
La théorie du site rituel est accréditée par le fait que les motifs animaux sont les mêmes que ceux qu'on trouve dans le panthéon nazca, par exemple sur les céramiques. On peut noter aussi que la plupart des figures sont constitués d'une seule ligne ne se recoupant jamais.
Autre théorie, ce serait un lien avec l'irrigation.
Il faut savoir que les Nazcas vivaient de l’agriculture intensive qu’ils pratiquaient dans les étroites vallées des affluents du Rio Grande de Nazca ainsi que dans la vallée d’Ica. Ils avaient fortement développé l’irrigation pour pallier le manque d’eau chronique dans cette région aride en construisant des puits profonds de plusieurs mètres reliés par un réseau d’aqueducs souterrains. Ces aqueducs sont encore utilisés de nos jours.
Les figures et lignes serviraient de repères pour retrouver les résurgences et sources alimentant ce réseau. Les lignes des dessins se regroupant à un même point.
Au tour de la théorie drôle, celle des extraterrestres.
1968 dans le livre Chariots of the Gods, l’auteur, démontre que les figures de Nazca seraient soit une piste d'atterrissage pour les vaisseaux spatiaux extraterrestres, soit un message réalisé par la population locale qui leur serait destiné.
En 1970, l'Institut national de culture décréta les plaines de Nasca zone protégée. En récompense de son travail et de sa lutte pour préserver ce site, l’Allemande, María Reiche (théorie du calendrier astral), a été gratifié de nombreuses décorations, telle l'Ordre du mérite et Citoyenne péruvienne. Son livre Contribution à la géométrie et à l'astronomie du Pérou Antique publié en 1993 (alors qu'elle a 90 ans) recense 40 ans d'articles et manuscrits de ses recherches. Cette femme a passé pour ainsi dire toute sa vie à Nazca, a étudié le mystère de ces lignes. Il y a un institut créait par elle, à Nazca qui continue d’expliquer ses hypothèses.
Après le vol, nous avons regardé un documentaire, puis nous sommes retournés dans le centre.
Nous avons été nous renseigner pour les billets de bus.
Nous repartons demain matin, le 16 pour Lima et le 17 dans la nuit pour la côte nord, avec une première étape de deux jours dans la ville de Trujillo.
J’ai pu prendre une douche extraordinaire avec eau chaude et pression, un miracle…
Bon ok, ce n’était pas dans notre chambre (car la notre ne marche pas finalement), mais dans une autre, mais ceci est un détail…
Les photos sont dans le dossier nazca et je vous ai mis une photo de María Reiche (prise sur internet), car je la trouve incroyable.


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