Le 7/7/7, Machu Picchu elu "7 nouvelles merveilles du monde…"

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Pérou - Machu Picchu
de priscilla, le 07-07-2007

Le 7/7/7, Machu Picchu elu "7 nouvelles merveilles du monde…"

Ce matin petit- déj express à 5h, du moins express pour nous, car le serveur était tellement lent (alors qu’ils sont habitués ici pour les départs tôt), que nous sommes partis avec notre pain à la main.
A 5h20, il y a déjà une 50 aines de personnes qui attendent le bus, pendant que Cyril achète nos billets. Nous sommes dans le premier bus, qui part, espérant ne pas louper le lever de soleil. Plus nous montons plus nous découvrons un ciel, certes, encore dans la nuit, mais relativement couvert de nuages.
Je suis toute excitée à l’idée de découvrir le site dans moins de 15 min…
Une fois arrivée, il y a déjà des marcheurs posés, qui étaient partis plus tôt ce matin d’Aguas calientes.
La vente de billet ne commence pas avant 6h, nous avions eu un méchant doute dans le bus qui nous montait, où nous nous demandions s’il ne fallait les acheter en bas…
Les recommandations sur le site sont strictes à la base, à savoir pas de sac supérieur à 15 litres, pas de nourritures, pas de bâton de marche…
Notre sac fait 25l. et pourtant nous passons, contrairement à d’autre. Pour ce qui concerne la nourriture, ils ne nous ont pas fouillé…
Il y a tout de même la queue, et si nous avions acheté notre tour dans une agence, il est vrai que nous aurions pu passer de suite. Les agences vendent des tours avec, le billet de train, de bus, du site et un guide ou pas, sauf que c’est beaucoup plus cher.
De notre côté, nous avons acheté notre billet de train, de bus et l’entrée du site séparément, ce qui nous a fait tout de même économiser 52 € , en comparant avec le tour organisé le plus simple. Nous nous sommes acheté un petit bouquin en français sur le Machu Picchu à Cuzco, et voilà Cyril qui s’est improvisé guide.
Dans l’ensemble, c’est tranquille, au bout de 15 min, nous étions sur le site, où il nous a fallu monter un petit sentier pendant 10 min, avant d’arriver au premier point de vue du Machu picchu. C’est grandiose même si le ciel est gris et que nous apercevons tout de même les halos oranges du soleil qui peine et qui finalement n’arriveront pas à percer les nuages gris.
Mais relativisons, il ne pleut pas et il n’y a pas de brouillard (ce qui arrive souvent ici).
Du coup, le ciel est trop couvert pour assister au levé du soleil.
C’est, (comme pour le lac Titicaca) encore plus impressionnant que ce que je pouvais m’imaginer.
Un peu d’histoire avant de continuer mon récit.
La ville sacrée du Machu Picchu a été découverte en 1911, par le professeur d’histoire et explorateur Américain Hiram Bingham. Cette découverte se produisit par hasard, lorsque Bingham se trouva sur les traces du dernier bastion Inca, une sorte de quête concernant la dernière capitale Inca.
Le 24 juillet 1911, cet explorateur arriva sur le sommet de la montagne Machu Picchu guidé par un paysan. Celui-ci, pour un ‘sol’ d’alors, informa l’explorateur de l’existence de nombreuses constructions pré-hispaniques.
Hiram Bingham ne connaissait pas le véritable nom de la cité qu’il venait de découvrir, alors il a choisi de l’appeler de la même manière que la montagne où elle se trouvait, Machu Picchu, qui signifie « vieux sommet », en Quechua, langue native. Le lieu est splendide, en plus de l’architecture Inca. Les ruines sont entourées de précipices et de montagnes, dans une région à la frontière entre les Andes et la jungle d’Amazonie.
Après notre arrivée au premier point de vue (portes des gardiens), nous avons suivi notre carte, et nous nous sommes rendus au poste de surveillance, qui se trouve être une des parties les plus hautes de la cité et qui domine deux des accès, celui de l’Inti Punku et celui du pont – levis. L’Inti Punku se trouve dans l’accès sud oriental de la cité du Machu. C’est d’ailleurs par ce chemin, qu’arrivent ceux qui réalisent le célèbre trek ou « chemin de l’Inca » en trois jours.
Inti Punku, signifie « porte du soleil ». Il semble que ce lieu a eu des fonctions militaires ou de sécurité.
Le pont – levis, qui se situe au sud – est, selon des suppositions, aurait été construit pour offrir plus de sécurité à la cité car le chemin s’arrête dans l’abîme et ne reprend que grâce à ce pont.
A l’heure où nous sommes sur le site, il n’y a pas encore trop de monde, c’est agréable, car le site accueille presque 1000 personnes par jour.
Près de du poste de surveillance, nous pouvons voir la roche funéraire, qui se trouve dans la partie du cimetière supérieur. Ce nom lui a été donné, car cela ressemble en taille et en forme, à une table d’opération. Les théories disent qu’elle devait servir à réaliser des sacrifices humains ou à embaumer les cadavres.
La citée Inca était faite de temples, de palais, de lieux d’adoration, de places, de rues, de fontaines et de quelques habitations (environ 200), qui a leur époque, ont dû abriter une caste de nobles et d’élus par l’état Inca. Mais elle possède aussi une zone ample de terrasses consacrées, logiquement, à l’agriculture. C’est pour cela qu’il est dit (toujours basé sur des théories), que la ville était divisée en deux secteurs : l’agricole et l’urbain.
Après avoir fait le tour du secteur agricole, nous avons pris le chemin du secteur urbain, délimité par la porte de la citée et le fossé sec.
Le soleil commence à jouer avec les nuages et cela est bien agréable..
Dans le secteur urbain, se trouve le plus important des édifications de tout le complexe.
Les enceintes suivent la pente de la montagne et possèdent toutes des façades de portes et de fenêtres tournées vers l’orient.
Nous nous sommes ensuite rendu au temple principal, qui se trouve dans la partie nord de la place, au pied de la pyramide de l’Intihuatana.
L’Intihuatana, (qui signifie « lieu où le soleil s’attache »), couronne la plus haute partie du secteur, au sommet d’une pyramide irrégulière. Sa principale fonction, devait servir le rite au cours d’une festivité Inca où l’on cherchait à « assurer », la permanence du soleil. Ce rite pourrait avoir lieu pendant le solstice d’hiver, le plus court jour de l’année.
Vers la fin du site, nous arrivons sur le chemin qui mène au Huayna Picchu, où il y a une place rectangulaire, qui abrite la roche sacrée. Cette roche ressemble à la montagne (Le Putucasi 6245m., qui se trouve derrière. Pour de nombreuses personnes cette roche concentre un grand pouvoir énergétique.
Il est 9h passé et nous décidons de faire l’ascension de la montagne Huayna Picchu (qui signifie « jeune sommet »), car le bureau d’enregistrement ferme non seulement à 12h et de plus la montée n’est permis qu’à 400 personnes par jour.
Nous sommes les n°167 et 168, et nous voilà avec l’objectif du sommet en tête.
Nous comprenons pourquoi le sentier est limité à un certain nombre de personne.
Le chemin est étroit et les marches ne sont que des pierres de toutes formes ou de toutes tailles. De plus c’est un chemin abrupt, humide et qui suit le bord d’un ravin.
Nous sommes essoufflés, faisant des pauses de temps à autre.
Ca grimpe sec, mais la vue est de plus en plus belle, nous apercevons le fleuve, le rio urubamba.
La galère est la même pour tous, et l’objectif du sommet paraît toujours loin.
Mais au bout d’une heure et quart de grimpette, et après un petit tunnel de marche, où il nous a fallu ramper pour passer et en sortir, nous arrivons enfin au sommet !
Whaou, c’est le mot…
Nous voyons la citée du Machu Picchu au loin, qui paraît toute plate mais toujours de dimensions aussi impressionnantes. Nous sommes à 2657m, et nous avons l’impression de dominer le monde pendant quelques secondes, surtout lorsque nous sommes montés sur la pointe du sommet et que nous nous sommes levés.
Les constructions sur ce sommet sont soutenues par les terrasses et servait probablement d’observatoire militaire, astronomiques ou aux cultes religieux.
Entre temps, j’ai fait tomber mon cache objectif dans un trou, qui était trop profond pour que je puisse y descendre et je n’étais pas assez costaud pour remonter cyril, s’il y était descendu.
Heureusement, il y avait un gardien, qui a pu s’organiser avec cyril pour le récupérer.
Nous avons repris le chemin de la descente qui n’est pas plus facile que la montée.
Le soleil est au rendez-vous à notre arrivée, tout comme des vingtaines de groupes énormes de touristes qui suivent leurs guides qui ont un drapeau de couleur différente pour chaque groupe.
Nous tentons de profiter de visiter un peu au soleil, mais c’est pour ainsi dire impossible tellement il y a de monde. Dans l’ensemble, nous n’avons pas à nous plaindre, nous avons pu tout visiter tôt le matin avec peu de personnes et nous avons ensuite fait le huayana picchu vers 9h du matin, donc nous étions encore une fois peu nombreux, et à 11H30, le quotas autorisé pour le huayana picchu était atteint.
La cité allait craquer tellement il y avait de monde qui courait et hurlait dans tous les sens, du coup, nous sommes redescendus pour aller déjeuner, profitant qu’il n’y ait encore personne au snack. Lorsque nous sommes remontés, les gens descendaient pour prendre le repas. On est vraiment trop fort !
Nous nous sommes posés sur une des terrasses en face du Machu picchu, tranquille, dans l’herbe, seul au monde. Plus de chaussures, une petite sieste au soleil, à contempler tranquillement chaque détail de cette fabuleuse citée Inca. C’est un pur moment de bonheur, pendant 2h30… De plus avec notre livre sur le Machu, nous lisons tranquillement chaque explication avec la vue qui illustre.
Vers 14h, les gens qui ont leur train doivent repartir, les groupes organisés ne tardent pas à suivre, si bien que nous avons l’impression d’être
Cette découverte se produisit par hasard, lorsque Bingham se trouva sur les traces du dernier bastion Inca, une sorte de quête concernant la dernière capitale Inca.
Le 24 juillet 1911, cet explorateur arriva sur le sommet de la montagne Machu Picchu guidé par un paysan. Celui-ci, pour un ‘sol’ d’alors, informa l’explorateur de l’existence de nombreuses constructions pré-hispaniques.
Hiram Bingham ne connaissait pas le véritable nom de la cité qu’il venait de découvrir, alors il a choisi de l’appeler de la même manière que lapresque seul… Nous avons vraiment réussi à éviter la foule en s’organisant ainsi.
Vers 16h, nous sommes redescendus, et avons pris notre bus, pour nous rendre à Aguas calientes, sous un ciel qui se couvre de plus en plus.
Nous arrivons alors que c’est la fête sur la place principale. Nous ne savions même pas qu’il y avait l’élection aujourd’hui des 7 nouvelles merveilles du monde. Du coup il y a un grand écran sur la place qui retransmet les élections. On me remet mon drapeau « Es una maravilla ».
Vers 18h30, c’est des pétards et des hurlements de joies sur la place, le Machu picchu a été élu avec 6 autres sites, sur 20 sélectionnés, « Nouvelles 7 merveilles du monde ».
C’est marrant le hasard, pile le jour où nous le visitons, c’est un peu comme quant nous avons vu et assisté à la conférence du Dalaï Lama en Inde ou vu le Président de Bolivie Evo Morales…, à chaque fois c’est un pur hasard, à croire qu’il n’y a que nous, qui ne sommes pas au courant !
A la fois, cela se tient, ils ont fait les élections des 7 nouvelles merveilles du monde, le 7/7/7…
Du coup, c’est la fête à Aguas calientes et à Cuzco (vu sur l’écran géant), de la bière est distribuée gratuitement, et les Péruviens sont plutôt gais devant les joueurs de musique.
Nous nous sommes couchés bien fatigués, sauf qu’avec la musique, nous n’avons pu fermer l’œil qu’assez tard. A 3h du matin, des filles qui parlaient fort et qui gloussaient nous ont réveillé, et malgré nos « HOOO ! », n’ont pas cessés. A 4h30, elles ont, avec d’autres personnes préparés leurs affaires pour partir faire le Machu Picchu, mais avec un bruit comme si elles étaient seules et en pleine journée. (La veille, nous n’avions même pas allumé la lumière pour ne réveiller personne et n’avons pas claqué les portes ni même parler dans les couloirs). A 5h15 du matin, la responsable de l’hôtel, a frappé à notre porte pour nous réveiller, afin de ne pas louper le bus pour le site. Euh, senora, on y est allé hier…
Nous avons dormi que 4h et avons pu nous rendormir vers 6h30, avant d’être réveillé par les hurlements stridents du petit garçon de la guest house, à 8h…
En me levant, j’ai une irritation à l’œil, qui me fait mal, et qui m’empêche d’ouvrir l’œil. L’eau ne fait rien, j’ai l’impression d’avoir un caillou dans le coin de l’œil.
De plus, j’ai mes lèvres gercées depuis l’isla del sol, qui avait un peu brûlée, et qui avec un plat épicé la veille, ont fini de cuire !
Du coup au réveil, en plus de mon œil, j’ai une brûlure sur le côté gauche de la lèvre qui me fait trop mal.
Une fois debout, tous les deux, nous avons les mollets en compote avec les marches que nous faisons depuis une semaine.
Direction la pharmacie où j’ai pu trouver un collyre pour mon œil, petit déjeuner au soleil, puis le temps s’est brusquement couvert. Avec mon œil, et le vent, nous ne pouvons pas faire la marche prévue dans les alentours et les sources chaudes.
Nous allons au Cyber café, où j’ai fait un texte et où je commence les photos, lorsqu’il s’est mis à tomber des cordes puis des hallebardes…
C’est incroyables ce qu’il tombe, on ne voit même plus les montagnes.
Nous devons nous rendre au train qui part à 16h30, sous le déluge, ce n’est pas triste.
Nous arrivons trempé et frigorifié, et là, la pluie s’arrête… bien évidemment.
Le train est rempli, et nous longeons la rivière où il y a du bouillon, puis au virage, nous laissons derrière nous le Machu Picchu sous la pluie et le brouillard…
Nous sommes arrivés vers 18h30 à la gare, sauf qu’il est difficile de trouver une voiture collective pour rentrer à Cuzco. Il n’y a que des bus et des navettes de tours organisés. Il fait nuit et nous gambadons à droite et à gauche dans un beau bazar et dans la boue, pour trouver une voiture.
Enfin, nous apercevons un chauffeur qui nous donne le double du prix, et qui justifie cela parce que nous sommes dimanche. Cyril se renseigne ailleurs, et c’est le triple ou le quadruple du prix. Du coup, nous prenons cette voiture avec 4 autres Péruviennes. Le chauffeur, Cyril devant, trois à l’arrière avec moi et deux dans le coffre !
Il y a vraiment une photo à prendre, je suis coincée conte la portière par une femme au chapeau melon, pas mince du tout, qui m’écrase complètement.
Le tableau est surréaliste. Déjà pour que cyril sente l’odeur à l’avant, alors qu’il ne sent jamais rien même lorsqu’il a le nez sur un truc qui pu, c’est pour vous dire ce que moi, à côté de la dame, je pouvais sentir.
Voilà, je vais vous décrire cette situation un peu dure au début, puis qui m’a fait rire par la suite.
Nous sommes à fond sur la route, avec les virages, cela donne toujours une impression de circuit de Monaco, la dame, qui m’écrase, sent un mélange de soupe Bolivienne, de feuille de coca, de pied prononcé et de chien mouillé. (C’est précis, mais à la fois j’avais la meilleure place et une heure trente de trajet devant moi, pour me la jouer à la Suskint).
Nous roulons comme des fous, doublant n’importe comment comme à l’allée et passant de justesse, avec la messe et ses alleluya à la radio…
Et toutes les 10 min, la grosse dame au melon, remet son châle en place en le jetant, mettant un bout à chaque fois sur ma tête.
Si ca ce n’est pas un voyage surréaliste !
Alors, les filles, marrent des salles de gym ? Un conseil, pour vous muscler les fessiers, prenez des vacances au Pérou, et prenez le taxi tous les jours….
Parce que j’ai serré les fesses plus d’une fois tellement j’ai eu peur !
Nous sommes arrivés vers 20h à Cuzco, en vie. Ils doivent avoir une bonne étoile quant même.
Un petit dîner et au lit, bien claqué.
PS : Les photos arrivent d ici 1h

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Commentaires sur cet article
Nico
Qule force et quel courage vous avez aptrès tant de voyages pour défier les Andes et surtout les chauffeurs péruviens! Je vous tire mon chapeau pour votre motivation toujours aussi forte (aussi pour nous faire part de vos aventures!), mais cela paye avec des surprises sur tous les continents!
Bonne route et à demain!
Bises, Nicolas
 

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