Stupeur et stupa

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Népal - Kathmandu et sa vallee
de priscilla, le 17-02-2007

Stupeur et stupa

Premières impressions de ce nouveau pays, le 4éme déjà, de notre voyage.
Chaque quartier de la capitale, est un quartier à part. Les plus touristiques sont plus propres, avec tout ce qu’il faut pour que le touriste se sente « comme à la maison », pour ma part je trouve cela un peu dommage. Il y a plus de déchets dans les rues de Kathmandu qu’en inde, et ici il y a de la viande en plus qui fait partie des détritus, donc question odeur lorsque le soleil tape, ce n’est pas géniale pour profiter des rues animées. Pour ce qui est de la circulation, c’est l’enfer, ils conduisent de la même façon que les Indiens, mais par contre à vive allure. En règle générale, les Népalais sont aimables, souriants, et vous renseignent plutôt bien sur les direction à prendre lorsque vous êtes perdu. Par rapport à la Thaïlande, la Birmanie et l’Inde, pour ce qui est des quartiers touristiques (restaurants, hôtels, magasins) ou de la jeunesse Népalaise un peu partout dans Kathmandu, ils parlent très bien l’Anglais.
Ce qui est agréable et reposant, c’est que les rabatteurs, les vendeurs de rues et les rickshaws ne s’acharnent pas, un seul non suffit, et ils vous répondront pour la plupart : « ok, have a good day ». De même dans les magasins, ils vous laissent regarder et si vous n’achetez rien, ils restent très aimables et souriants.
L’architecture est remarquable, et les bâtiments plutôt bien entretenus, même le vieux Katmandu connaît des restaurations. Les bâtiments de la ville sont le plus souvent en briques rouges, ce qui donne un aspect des immeubles d’Europe du nord.
Nous sommes dans un hôtel un peu cher mais très bien situé. L’histoire de payer moins cher nous avons opté pour une chambre avec salle de bain commune. Mais ici, rien à voir avec l’Inde, la salle de bain est nickel, la chambre aussi, avec des draps propres, des serviettes de bain, du papier toilette et un radiateur (gratuit), que du bonheur !
Demain, nous essaierons de trouver un autre hôtel un peu moins cher.
Pour résumer, il y a trois choses d’agréables et qui nous changent, les sourires des Népalais, les restaurants propres ainsi que leurs toilettes (impossible à trouver en Inde), et les chambres d’hôtels aux draps propres. Un peu d’hygiène nous fait du bien, car 8 semaines en Inde, je ne vous explique pas l’odeur de nos sacs, de nos habits (même lavés par nos soins, ils sentent l’Inde), les boutons sur le visage, les allergies de peau, une toux qui ne nous quitte plus depuis 7 semaines.
A part les rues de détritus, les klaxons et leur façon de conduire, on peut dire que tout nous change de l’Inde, et que nous sommes contents d’être ici. Nous regrettons d’avoir que 17 jours, par conséquent, nous avons un programme bien chargé.
Aujourd’hui, nous nous sommes rendus dans la ville qui se nomme Boudha aussi appelé Bodhnath, qui se trouve dans la vallée, à 6km de Kathmandu. Nous souhaitons nous y rendre afin de visiter mais aussi pour connaître la date exacte des festivités du nouvel an Tibétain, appelé Losar. Officiellement, cela commence le 18 et s’étend sur une durée de 15 jours, mais un seul jour accueille, des danses et des chants. Sur Kathmandu même, personne n’a pu nous renseigner, alors autant nous rendre dans une des villes qui fêtent le plus Losar.
Dans cette ville, se dresse le stupa le plus imposant du Népal et le plus vaste au monde. C’est le centre religieux de l’importante communauté Tibétaine népalaise. Autour du stupa, il y a de nombreux monastères et des boutiques aussi…
Ces Tibétains sont pour la plupart des réfugiés qui ont quitté leur pays après l’échec du soulèvement contre l’envahisseur Chinois, en 1959.
Alors que l’oppression religieuse et politique, est toujours de rigueur au Tibet, la ville de Boudha est l’un des rares endroits au monde où la culture tibétaine peut s’exprimer sans entrave. Je l’avais vu dans un reportage à la Tv, et déjà cela m’avait impressionné et donné envie d’y aller. Du coup, une fois sur place, je suis émerveillée et j’ai tout simplement l’impression de ne pas réaliser d’y être. Le stupa est imposant, et la place qui l’entoure est animée, bien entretenue, cela nous rappelle un peu la fameuse paya Swhedagon, que nous avions tant aimé en Birmanie. Nous commençons par faire le tour du stupa, dans le sens des aiguilles du montre, comme la tradition le veut, puis, nous franchissons les différentes étapes afin de nous rendre le plus haut possible. Pour la petite histoire, l’ancienneté du site reste controversée, cependant, le premier stupa fut probablement édifié à la fin du VIéme s., après que le roi Tibétain Songtsen Gampo eut été converti au bouddhisme par ses deux femmes : la princesse népalaise Bhrikuti et la chinoise Wencheng konjo. Le stupa actuel fut sans doute reconstruit après que la ville fût saccagée par les envahisseurs Moghols au XIVéme s.
Construit à l’origine pour abriter de saintes reliques, la structure des stupas symbolise la doctrine bouddhiste. Certains disent que la structure du stupa de Boudha recèle un fragment d’os de Gautama Bouddha.
La base du stupa à la forme d’un mandala, symbolisant la terre. Un mandala est un diagramme qui représente les forces de l’univers et sert de support à la méditation).
Sur cette base à quatre étages repose le dôme (symbole de l’eau), le parasol (symbole de l’air) et le pinacle (symbole de la voûte céleste). Les deux yeux peints sur les quatres faces de la base carrée de la flèche (ou tour) ainsi que le troisième œil, beaucoup plus petit et légèrement au-dessus, évoquent le regard perçant du Bouddha qui voit tout et qui sait tout. A l’emplacement du nez se trouve le chiffre « un », en écriture népali, qui représente l’unité de toute vie. La flèche comporte 13 marches, 13 symboles des 13 stades de l’accès au nirvana.
Après avoir tourné 10 fois autour, et être monté plusieurs fois, nous avons eu la chance de voir le rituel du stupa aspergé de lait en poudre et ensuite d’une autre substance orange.
Puis nous avons pris la direction du premier gompa (monastère) qui se nomme Gelugpa gompa. Il est tout petit par rapport aux autres, et pourtant attire de nombreux fidèles. Je trouve l’intérieur simple mais pour une fois clair avec des fenêtres, ce qui est rarement le cas. Ainsi, j’ai pu prendre une photo pour vous donner une idée de l’intérieur d’un temple. En sortant, nous nous sommes rendus au Sakyapa gompa. L’accès au temple est fermé aujourd’hui, mais une petite pièce en hauteur vient de s’ouvrir sous nos yeux pour un moine qui initie deux occidentaux au bouddhisme. Nous les suivons discrètement pour pouvoir rentrer dans une autre salle des prières. C’est petit mais richement décoré. Il y a deux grands bouddhas doré.
Prochaine étape, le Kargyupa gompa. C’est un grand gompa blanc. Lui aussi est fermé, par contre, en allant vers les dortoirs, à l’arrière du temple, nous découvrons des moines entrain de ranger des tenues traditionnelles de danses tibétaines. Les danses ont eu lieu le 16, je l’apprends malheureusement qu’aujourd’hui.
Nous finissons sur le nyingmapa gompa, dont le vaste édifice central de couleur ocre rouge. Cette architecture reprend celle d’un monastère du Tibet.
Nous terminons cette agréable journée assit sur le stupa, pour contempler le soleil qui joue avec les nuages, tout en se couchant.
Ce soir, c’est une nouvelle guest house et une nouvelle chambre qui nous attend. C’est moins cher, il y a une salle de bain et un grand lit. Par contre, le gérant nous dit qu’il n’y a pas de radiateur et que le prix est fixe même si nous restons 9 nuits. La chambre étant un peu humide, il fait vite très froid et fait qu’en même en dessous de 0° la nuit. Vers 20h, alors que je prépare les photos, le courant s’arrête, il fait noir dans tous l’hôtel. Cela arrive souvent, dans tous les pays que nous avons fait, sauf, que c’est la première fois, qu’un hôtel ou une guest house n’a pas de groupe électrogène. Ainsi à 20h, nous étions au lit dans le noir, sans pouvoir travailler, sans eau chaude et il faisait super froid. Il faut savoir que c’est tous les jours les coupures d’électricité, donc une guest house sans groupe électrogène, cela ne va pas le faire du tout.
C’est décidé, demain, nous retournons à notre ancienne guest house, où il y aura moyen de négocier un discount et où nous aurons un radiateur.

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