on the boat...

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Myanmar (Birmanie) - Lac Inle
de priscilla, le 21-11-2006

on the boat...

Réveillés à 4h par les hurlements et jeux de l’enfant de la pension, nous nous rendons à 7h30 sur le quai pour retrouver notre bateau et son pilote.
Il fait plutôt froid le matin, polaire de rigueur oblige. Le bateau, en partant, s’est pris quelque chose qui nous a fait tangué, j’ai pris peur pour l’appareil photo et je crois que Cyril n’était pas rassuré au début.
Le ciel est argenté et les ombres des montagnes sont cachées dans la brume, le lac est paisible à cette heure – ci, juste des pêcheurs avec leur filet flottent sur l’eau comme des fleurs de lotus… Nous glissons à travers le labyrinthe des rizières pour traverser finalement plein de lotus Fushia se reflétant dans l’eau encore argentée à cette heure - là. C’est à travers ce décors féerique, que notre pilote nous cueille des fleurs de lotus dont il va décortiquer une tige pour nous montrer dans la tige les fils qui la composent. Plus tard nous verrons une fabrique qui où ils tissent avec ce fil. La tige est plus grande que moi (oui, je sais ce n’est pas vraiment un critère pour se rendre compte de la taille), mais c’est tout de même très long pour une tige, 1m60 voir un peu plus. Le soleil se lève, lorsque nous arrivons au 1er marché de Maing thauk sur les rives du lac. Il y a de la gadoue partout, (je regrette mes tongs), il y a des vendeurs de longyi (pièce de tissu enroulée à la taille, un peu comme un pareo, c’est unisexe. Les Birmans ont été les seuls en Asie du sud est à ne pas adopter le pantalon à l’occidentale), de pantalons thaï, sacs, épices, quelques légumes et des gargotes de nouilles et beignets, une joyeuse pagaille, où malheureusement, les shops de vêtements ou statues attentent les touristes.
Après cela, nous sommes partis visiter une fabrique de soie (tout se fait à la main pour un prix dérisoire), dans une maison sur l’eau. (Voir la photo pour la couleur des soies).
Ex : Chemise en soie moins de 2€, longyi moins de 3€, pantalon thaï en soie 3€…
Pour les foulards en fils de lotus, il faut compter entre 40 et 60€, et le prix est justifié lorque l’on voit le travail que cela représente, (Voir photo) et d’autre part la plante de lotus ne peut être cueillie que pendant 6 mois de l’année.
Sur le chemin, flottant sur le lac au milieu des villages et du quotidien de ce peuple Shan, nous découvrons des jardins flottants, où poussent des tomates, choux et bananier. Ces parcelles de terres et d’herbes flottent avec dessus les cultures. Chacune de ces parcelles sont tenues à chaque extrémité par de long bambous (de 10 mètres) plantés dedans et allant au fond de l’eau pour les maintenir en place. C’est très impressionnant, si vous marchez dessus, cela bouge comme un matelas gonflable sur l’eau.
Les pêcheurs au long bateau à fond plat, manies la pagaie du façon peu commune. Le peuple Intha fait avancer le bateau en se tenant à l’arrière, debout sur une jambe, l’autre enserrant une pagaie. Cette étrange technique, permet de reposer les bras , et aussi permet de ramer durant les longues traversée d’un bout à l’autre du lac. Elle permet également de voir plus haut pour naviguer entre les Kyun Myaw (îles flottantes) et les Beda (jacinthes aquatiques) et de mieux apercevoir le poisson. Nous nous sommes rendus ensuite dans une fabrique de cigares Birmans appelés Cheroot. (ce sont des cigares allant du mince à l’énorme mais très doux, car ils ne contiennent qu’une petite quantité de tabac, mélangé à des feuilles, des racines et des herbes). Il réalise aussi à la main des boîtes en laques magnifiques. Nous avons été accueilli avec un thé vert et des galettes qui ressemblait à des Gavottes (pour ceux qui connaissent).
Tous ces ateliers se trouvent installés sur l’eau. Visite ensuite de l’atelier des ombrelles et lampes en papier « maché », ou plutôt tapé… (voir photo). Ils mettent la pâte tapée dans de l’eau la mélange, puis dispose la mixture sur un plan en bois tendu avec une toile remplie d’eau. Ensuite et selon les motifs il mettent de vrais pétales de fleurs et font sécher au soleil. Direction ensuite à l’atelier des produits forgés. Nous nous croyons au moyen âge, avec comme scène, un feu attisé par un homme assit au - dessus, remuant du haut de son grand échafaud, deux énormes souffleurs. Il est entouré de 4 hommes battant le fer en rythme tenu par un autre.Ils forgent des poignards, couteaux, ciseaux et autres. (Voir photo). Cela a beaucoup intéressé Cyril.
Nous avons pu aussi rendre visite aux femmes de la communauté Padaung qui tissent aussi la soie. Le collier autour de leur cou, spécifique à la coutume de leur communauté, est changé tous les trois ans pour augmenter en taille. Elle commence à 7 ans, et le maximun qu’elles peuvent mettre est de 25, d’un poid de 6 kilos.
Nous avons brièvement visité la paya phaung daw oo à Ywama, qui est le site le plus religieux du sud de l’état Shan, pour nous rendre au monastère des chats sauteurs. Nous avons détesté l’endroit, les pauvres chats sont exploités, il n’y a pas de moines si ce n’est un au font de la salle, tout bedonnant, lunettes de soleil faisant la sieste. Un local prend un cerceau et force le chat, qui en a assez de s’exécuter 6 fois par jour, à sauter. Cela dure 5 min à peine, heureusement….vous ne verrez pas de photos car nous sommes restés en retrait pour marquer notre désaccord. Auparavant, dans ce très ancien monastère, il y vivait moines bouddhistes et chats et de temps, ils jouaient à les faire sauter afin de se divertir après leurs méditations. Conclusion : N’y aller pas et dites le autour de vous.
Nous sommes rentrés après ce désolant spectacle…le bateau filait à toute allure, et le froid commençait à fouetter. Une fois rentré, nous n’avons toujours pas d’électricité aux prises. (Alimentés par le groupe électrogène), donc pas moyens de vous écrire. Il y a juste la lumière du plafond, le circuit électrique général qui fonctionne. Enfin pas pour longtemps car je prenais ma douche et faisais la lessive, lorsque je me suis retrouvée dans le noir. Cyril est allé demander des explications, et il s’avère que le gouvernement à couper l’électricité comme ça…d’autre part la pension n’a pas de fioul pour le groupe électrogène. Donc nous verrons demain pour vous écrire. Car il faut vous expliquer cela…il y a dans la pension les lampes du plafond, des couloirs et de la salle de bain, qui fonctionnent qu’entre 16h et 4h, et quant aux prises électriques elles ne sont activées que lorsqu’il y a du fioul et que le groupe est démarré, il n’a y a pas vraiment d’heure et c’est plutôt rare qu’il fonctionne tant que l’on ne leur demande de le démarrer. La nuit passée fût à nouveau un cauchemar, animé d’une conversation très sérieuse de Birmans qui parlait très fort de 20h jusqu’à 1h du matin…nous voulons juste une nuit complète…juste une !!! A Bangkok, nous achèterons des Boules quiès, c’est sûre)

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