hu cocotte...

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Myanmar (Birmanie) - Bagan
de cyril, le 28-11-2006

hu cocotte...

Notre journée commence par le doux bipper de notre réveil,il est 4H45,nous avons rendez-vous devant l’hôtel avec notre chauffeur.La veille nous avions convenu avec l’agence d’un chauffeur pour la journée parlant anglais,bien évidemment nous nous sommes rendu compte que ce n’est pas le cas,rien qu’en lui disant bonjour. Nous embarquons sur la caleche lorsque notre pilote pour faire avancer son cheval crie : ayaiiinnnn !!! toutes les 5 min.
Il fait un froid de canard,nous traversons le village,à cette heure matinale nous voyons les marchands qui déjà préparent leurs étales pour la journée, d’autres font un feu pour tenter de se réchauffer,très vite nous quittons la ville,le vent est glacial. Au bout de 45mn nous arrivons au 1er site à visiter comme convenu, la paya Mingalazedi, où hélas les grilles sont fermées, pas de problème l’agence nous avait dit que le guide saurait où trouver le gardien pour qu’il puisse nous ouvrir. Mais très vite une question nous viens à l’esprit : comment dit t - on « tu sais pas où y a le type avec les clefs ?» en birman, armée de sa volonté, Priscilla pose quand même la fameuse question en anglais,et le type nous regarde avec un sourire benêt et nous dit « yes, Mingalazedi ».C’est après 10mn de discussion de sourd que nous abandonnons car nous ne voulons absolument pas louper le lever de soleil sur la prochaine paya et le jour commence a montrer le bout de son nez.Sur le chemin,nous tentons de savoir s’il n’est pas un peu tard pour ce fameux lever de soleil,et l’autre espèce de c.. nous répond « yes,yes »,très vite nous arrivons devant une paya qui ne faisait pas partie de notre tour pour voir le lever ,mais impossible de savoir le nom du site, à moins qu’il ne se nomme la Paya « YES ».
La paya se dresse devant nous,très vite nous arrivons à son sommet,où quelques touristes sont déjà installés appareil photo en main,les marchands ambulants ont déjà déballé leur pseudo peinture fait main (il faut savoir qu’ils ont tous un cousin,ou ont eux mêmes un don pour les peintures faites avec du sable, au même motifs, curieux, non. Une fois qu’ils savent que vous êtes français,ils vous affirmes avec un très bon accent français :- « c’est beau,c’est pas cher,c’est local».
Au bout d’une vingtaine de minutes passées a contemplé la brume se dissipant laissant apparaître les ombres des centaines de stupas de toutes tailles,nous sommes vraiment surpris par le décors,cela laisse rêveur(moi qui le suis pas mal déjà, ça m’aide pas, au grand dam de Priscilla). Lorsque le soleil commence à sortir de derrière la montagne, il apparaît des couleurs se mélangeant à celles de la brume, la forme des stupas se dessine distinctement, le spectacle ne dure que quelques minutes, jusqu'à ce que l’astre ne décline ses plus belles couleurs d’orange, de rouge et de violet. La brume a totalement disparu, laissant place à une prairie verte tranchée par de grand sentier de sable et semée de temples (dont certain son immense plus de 50m de haut et d’autres à peine 2m).
On a plus vraiment envie de redescendre, après cela, mais nous devons en visiter d’autres.
En quelques minutes nous sommes sur notre calèche direction la paya Manuha. Ce temple a été érigé au XIème siècle et renferme trois bouddhas assis, cachant à l’arrière un immense bouddha couché touchant chaque extrémité des parois. Ce manque de place est censé représenter les pressions et l’inconfort dont souffrit le monarque captif. La légende dit que le bouddha couché est prêt à entrer dans le passage de la mort. C’est l’unique bouddha qui sourit et qui semble indiquer que seul la mort peut le soulager. D’ailleurs suivant où l’on est placé, on peut le voir sourire ou pas du tout (un peu comme notre Joconde).
Cela commence à faire beaucoup de Bouddha que je vois mais celui - là est impressionnant car on est vraiment à ses pieds, on peut le toucher et l’on peut même ressentir l’oppression due à l’espace restreint.
Quelques clichés plus tard nous rejoignons notre chauffeur qui nous dépose au Gubyaukgki. Ce temple a été érigé en 1113, et renferme des peintures de la même époque que le temple. Elles sont très bien conservées, même si une partie a été volée par un chercheur Allemand.
Ensuite nous nous dirigeons vers la paya Ananda une des plus belles paya de Bagan. Le temple fut probablement construit entre 1090 et 1105 par le roi de l’époque Kyanzittha. Le cube central de ce temple mesure 53m de côté. Les étages supérieurs sont fermés aux visiteurs, D’énormes portes en teck, sculptées, séparent les salles intérieures des passages situés sur les quatre côtés. Au centre du cube, tourné vers l’extérieur, quatre statues de bouddhas dorés de 9,5m de hauteur sont debouts. Seules celles du nord et du sud sont d’origines, les deux autres statues sont venues remplacer les anciennes, détruites par un incendie dans les années 1600. Ce temple est un endroit impressionnant par son côté gigantesque, on se sent minuscule à l’intérieur et chaque recoin y cache une statue,une peinture, ou un texte. L’architecture extérieure est très différente des autres paya. A chaque angle de l’édifice est érigé des statues des deux lions ressemblant à des ogres.
Maintenant il nous faut rejoindre patho Dhammayangyi ,la paya la plus visible de toute la plaine de Bagan. Dans un 1er temps, nous en avons fait le tour par l’extérieur (c’est d’ailleurs là que Priscilla s’est mise une épine dans le pied, car elle a trébuché sur une branche pleine d’épines alors qu’elle cherchait un petit coin tranquille). Ce temple fortifié du XIIéme siècle, possède des porches saillants et des terrasses de tailles décroissantes. J’ai d’ailleurs essayé de monter au deuxième étage en suivant un escalier abrupt et des marches de plus de 50cm de haut et à peine dix de large pour en fait arrivé en haut et voir que le sol était éboulé avec seule une corniche qui a résisté au tremblement de terre, il m’était impossible de monter davantage. Les plafonds sont tellement haut que l’on ne peut en apercevoir les voûtes. Les autres entrées ont délibérément été comblées avec des gravats, sans raison donnée. La légende dit que le roi qui a fait ériger ce temple exigeait que les cloisons de briques sans mortier soient si compactes qu’on ne puisse glisser une épingle entre deux briques.
Après une bonne heure de visite dans ce temple nous décidons de repartir sur Nyaung U notre point de départ afin de nous restaurer car les deux tranches de pain sec du petit dej’ se font loin, et c’est au bout de 45mn a bord de la calèche nikov (d’ailleurs vous savez pourquoi nikov parce qu’elle tire plus vite que sont ombre, je sais c‘est nul, y’a que moi que ça fait rire ). Nous arrivons donc a notre restaurant préféré le pyi wa, lorsqu’un petit problème surgit, notre pilote, notre alain prost à nous, ne veut plus nous conduire il dit qu’il a fait sa part du contrat et que si l’on veut continuer il faut payer de nouveau, alors qu’on l’a payé pour la journée. Il commence sérieusement à nous gonfler celui-là, déjà qu’il ne parle pas un mot d’anglais, qu’il nous empeste avec ses cigares qui pue à 300m à la ronde, qu’à chaque fois qu’on sort d’un temple Monsieur roupille profondément, (étalé sue notre sac à petit déj, bonjour la tête du pain de mie et des bananes) et qu’on l’attend pendant 15mn avant qu’il ne se réveille sur un superbe :-« Yes ». Et bien, Monsieur ne veut plus avancer.
Patiente comme à son habitude, Priscilla avec la traduction du serveur du restaurant (qui lui parle très bien anglais), arrive à lui faire comprendre que ce n’était pas le contrat et que l’on allait en discuter avec l’agence. Cette dernière nous dit qu’elle veut bien qu’il nous reconduise l’après midi vers 15H mais que pour le prix, il fallait discuter avec lui.
A l’heure convenue, notre joyeux drille, sourire jusqu’aux deux oreilles, nous attend devant l’hôtel.Sur la route, je monte à côté de lui et là le plus drôle arrive, monsieur parle anglais il lève le doigt en désignant un arbre et nous dit « tree », puis quelques minutes plus tard désigne à nouveau du doigt cette fois ci une vache et nous dit toujours avec son sourire « cow », là on n’a pu s’empêcher de rire, sympa la visite guidée. Pendant ce temps - là nous croisions des touristes qui eux avaient des guides bilingues, nous étions vert de rage.
Bref, au bout de 40mn de trajet nous arrivons à la paya shwensadaw pour voir le coucher de soleil panoramique que l’endroit propose,il est à peu prés 16H, prenant le temps de découvrir le site nous voyons que cette endroit a subit les ravages du temps on peut voir le hti(toit en forme de cloche qui couvre le temple) d’origine au pied de l’édifice tombé pendant un séisme autour de l’année 1600,pour l’histoire peu de temps après un autre fut installé.Le bâtiment est composé de cinq terrasses coupées par de gigantesques escaliers qui relient la base de l’édifice à son sommet. Armé de notre courage nous décidons de les gravir. Nous étions les 1er touristes arrivés sur le site, seuls quelques enfants jouant sur la terrasse supérieure troublaient notre solitude,le temps de prendre quelque cliché et déjà d’autres touristes arrivaient,il était temps pour nous de prendre la meilleure place car très vite des bus entiers arrivaient, le site étant très prisé. Les terrasses se remplissent et l’endroit est en plein ébullition ,les marchands apparaissent de tous les côtés nous proposant les mêmes produits que d’habitude (souvenez vous c’est beau,c’est pas cher, c’est locale…). A côté de nous se pose un groupe de marseillais qui viennent troublé le peu de tranquillité qui nous restait avec des bonnes vieille blague de sud du genre « si ça continu je serais couché avant le soleil, ou alors il attend que tout le monde soit la pour se couché ou encore si j’étais en France je serait mieux a boire un pastis » etc… Et c’est comme ça pendant 30mn. Mais heureusement il est 17H30 et l’astre décide enfin de se mettre en spectacle et décline ses plus belles couleurs faisant jouer sa luminosité sur la plaine. Cela ne dure que quelques minutes, mais encore une fois cela valait le coup d’attendre. Il n’y a bien que les marseillais qui ne sont pas sous le charme encore quelques blagues pleuvent « Si j’avais su j’aurai été sur la route de chez moi, c’est pareil etc… «
Nous redescendons au bout de quelques minutes et nous reprenons la route vers notre hôtel car la nuit est déjà présente. Une fois arrivé dans notre village nous demandons à notre chauffeur de nous déposer a l’agence pour négocier le prix car hors de question de payer le prix fort, pour nous le contrat n’était pas rempli,hélas le chauffeur ne comprend rien et nous pose a notre hôtel.Désolé pour lui mais nous avons négocié le prix pour lui et bien entendu il n’est pas d’accord avec nous,mais nous ne lâchons rien et le voila partis fâcher mais il s’arrangera probablement avec l’agence qui l’embauche.
Ensuite nous partons manger un morceau dans notre restaurant préféré, et sur qui nous tombons? nos amis belges Annick et Philippe qui arrivent de Mandalay. Nous nous sommes retrouvés par hasard dans ce même restaurant, car comme nous, ils ont été attirés par le cadre et les tarifs. C’est sympa de se revoir, nous rigolons bien, on se donne les bons plans de Bagan et ils nous racontent leur étape à Mandalay. Puis nous rentrons à l’hôtel pour vous écrire ces quelques lignes.

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