long hard road out of hell...

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Inde - Jaisalmer
de cyril, le 06-01-2007

long hard road out of hell...

Namaste sisters, brothers (comme le disent si bien les Indiens)
Nous revenons de loin, se croyant dans un film de western, puis comique pour finir sur un ton de raz le bol… Eh oui, nous avons essayé le train Indien, et comme on est pas là pour enfiler des perles, nous l’avons fait de nuit, pendant plus de 12h en plein désert…
Cela a été une grande expérience, osons même appeler ça un grand moment…
Tout commence à 7H du matin, après avoir une fois de plus bouclé nos sacs nous partons prendre un petit - déjeuner au « free tibet », endroit où nous avons dîné la veille. Puis nous faisons un dernier tour de la ville où, nous décidons d’acheter une couverture car nous ne savons pas à quoi nous attendre la nuit prochaine et de toute façon il fait très froid la nuit et les matins.
Après le repas de midi, Delboy, le gérant de l’hôtel nous invite à prendre un dernier thé avec lui sur le toit, afin d’écrire nos impressions dans son livre d’or, et de nous remettre un petit présent (un calendrier de fabrication local, représentant des divinités pour nous porter chance au cours de notre voyage). Je pense que les employés de l’hôtel, sont les premières personnes en Inde avec lesquels nous avons un vrai contact amicale,et cela fait du bien car franchement les indiens sont pas facile a vivre.
Sur le toit, nous parlons avec deux français rencontré la veille, dont un qui est sur les derniers mois de son tour du monde. Ils veulent en savoir plus sur l’expédition dans le désert avec Sobu et aussi en savoir plus sur le Myanmar. La fille, du coup, n’est plus très chaude pour le « camel trip »…On voit vraiment pas pourquoi !
Il est déjà l’heure de partir pour la gare car le train part dans une heure, et ici il faut s’y prendre en avance pour prendre un transport. Le gérant nous dit que l’un de ses employés va nous conduire gracieusement à la gare. Après une poignée de main générale, car toute l’équipe de l’hôtel temple view est présente pour nous dire au revoir, nous partons à travers la citadelle pour retrouver la jeep à l’extérieure.
La gare est sommaire,le train l’est tout autant, nous avons des places en réservées en seconde classe couchette. Dès mon premier regard posé sur le numéro qui correspond à celui de mon ticket, je sais déjà que je ne dormirai pas. Bref, je ne m’attendais pas non plus à un épéda avec couverture chauffante… mais tout de même un minimun…
En face de nos places, est installé un couple tchèque, (tiens, j’avais plus de traveller cheque sur moi, ca tombe bien,ho,ho,ho). Quant à eux, visiblement ils n’ont pas l’air surpris et sont franchement à l’aise. Rapidement le train (express, soit dit en passant) démarre, au début nous sommes confortablement installés, mais dès le premier arrêt, à la première station nous avons vite compris que cela ne serait pas ainsi tout le voyage, car à côté de nous s’installe un soldat chinois qui à l’aire aimable comme une porte de prison. Priscilla, a dû s’asseoir en face du coup car, il a pris ces aises tout de suite et s’est allongé en ayant limite ces pieds sous mes fesses…
Le train reprend sa route, puis s’arrête de nouveau, là c’est un convoi entier de jeune soldats qui monte dans le train,et cette fois ci c’est au tour de nos tchèques de subir l’affluence, l’un d’entre eux veut poser ses bagages à côté de l’homme tchèque, ce fût un nom catégorique et vu la taille du bonhomme, tout soldat qu’il était, il n’a pas bronché et a posé son barda plus loin.
Et nous voilà reparti, mais très vite un autre inconnu s’invite,et c’est un invité de taille « le sable » car nous traversons une partie du désert,et les fenêtres du train de fermant pas, la seule solution pour nous, est de nous bouché le nez. Et c’est dans ce mélange de sable, de rot, de pet, et de crachat (car un bon Indien rote et crache toutes les deux minutes) que nous continuons notre périple.
Très vite c’est un nuage de poussière qui s’installe dans le train, toutes nos affaires sont recouvertes d’une épaisse couche de sable tous comme les sièges, nous ne voyons plus rien dans le wagon, c’est limite la tempête de sable dans le train, chacun, dont Priscilla, se couvre le visage d’un châle pour pouvoir respirer, et cela a bien duré deux heures avant de s’arrêter enfin.
Au fil du voyage ce couple m’intrigue (surtout leur langage) et je commence à leur poser quelques questions sur leur voyage, très vite j’apprends que j’ai à faire a un ancien soldat reconverti dans une usine de fibre optique, quant à la femme, elle ne parle pas un mot d’anglais. Lui, a pas mal vadrouillé. Cette fois-ci, il est parti en voiture de Tchécoslovaquie, a traversé la Turquie, l’Iran et le Pakistan avant d’arriver en Inde… Génial, tous cela en 15 jours, cela donne de nouvelles idées à Priscilla. Il nous donne aussi quelques tuyaux pour la suite de notre voyage. Puis très vite un des soldats indiens se joint à la conversation, puis chacun racontant ses différents périples, la situation se débride (même le chinois assit a coté de moi (je sais déjà ce que vous pensez, j’entends déjà vos éclats de rire, « un chinois qui se débride ho,ho,ho »). Pendant qu’autour de notre « pseudo compartiment », tout le monde commence à se coucher emmitouflé dans des couvertures, il y a des vagues de personnes qui s’arrêtent et qui s’assoient où ils peuvent entre nous pour se joindre à la discussion, puis d’autres partent, c’est un va et vient qui va faire passer un peu plus vite la soirée. Un des militaire sort un grand duvet qu’il va partager avec nous tous, c’est comme à la maison, sans le bon film du soir…
Lors d un arret, j en ai profite pour acheter sur le quai des puri (sorte de galettes bien grasses cuitent dans l huile et des legumes dans du curry, pour changer, de toute facon y a que ca), l histoire de diner un truc. Lorsque j ai demande a un indien ou se trouvait la poubelle, il m a montre les rails, je lui ai repete que je preferais une poubelle...et il m a dit no, you are in India...Imagimez la tete de la gare et l interieur du train...
C’est vers 22h, que nous décidons de nous coucher car le trajet est encore long, nous devrions arriver à peu prés vers 4 heures, et pour ceux qui continuent jusqu’à New Delhi vers 11heures du matin.
La nuit est très longue car nous devons toujours avoir un œil sur les sacs. De plus mon matelas est une planche de bois recouverte de plastique et d’une dune de sable et il fait très froid. Il y a encore de la lumière et une douce odeure qui parvient des wc du train et qui se répand dans notre wagon, (impossible de vous faire la description de ce lieu c’est un cauchemar). Certains parlent encore fort sans se soucier de ceux qui dorment, ou écoutent un transistor, pendant que d’autres pètent ou ronflent plus fort que le bruit du vieux train qui roule pourtant les fenêtres ouvertes alors qu’il fait à peine 8°, (heureusement que quelques unes d’ entres elles ont des volets qui se ferment (oui oui, des volets aux fenêtre du train…). La nuit a été horriblement froide et longue…
Nous arrivons enfin vers 5 heures. Il faut savoir que rien n’est annoncé (les volets des fenêtres étant fermées, on ne peut rien voir), et que c’est grâce à nos camarades de fortune que nous savons que nous sommes arrivé à Jaipur, la capitale du Rajasthan. Nous prenons dès notre arrivée, un rickshaw pour l’hôtel. Il est 5h30 le réceptionniste endormi nous dit que notre chambre ne sera pas libre avant 8h30, il nous faut attendre. Pour nous faire passer le temps, il nous propose internet,ce que nous acceptons volontiers. A 7H30 nous prenons un rapide petit dej’ puis nous intégrons notre chambre afin de faire une petite lessive et essayé de nous reposer. L’hôtel est très propre et notre chambre a un vrai lit et une vrai salle de bain, avec serviettes fournies, savon et pq….C’est trop agréable après une nuit comme ça.
Pour ceux qui connaissent le film Las vegas parano, vous voyez lorsque Johnny Depp revient d’une course de moto dans le désert, où il est un pseudo journaliste. Il est recouvert de sable de la tête au pied, nous étions pareil à notre arrivée. La bonne douche, chaude à volonté, a été trop agréable, pas de bûches à mettre dans le feu cette fois…
Voilà ,les vilains c’est fini pour aujourd’hui……….

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