Incorrigibles ces voyageurs, ils en mettent du temps à envoyer leur dernier carnet…
Nous avons donc quitté Quito le 21, avec un dernier taxi au compteur trafiqué pour nous rendre à l’aéroport.
Nos sacs pour la soute, au check – in affichent 51kg au total, c’est pas mal, car nous avons en plus en bagages à main deux sacs à dos (10kg + 7kg), une boîte à chapeau énorme et un autre petit sac.
L’avion annoncé a déjà une heure de retard sur l’heure de départ prévue.
Nous avons eu une deuxième surprise avec la taxe d’aéroport, que nous avions prévu et mis de côté, pour prévoir le nombre de dollars nécessaires pour ne rien avoir à changer comme argent ensuite.
Et bien oui, on ne nous l’a fait pas à nous, l’organisation, ça nous connaît, nous ne sommes pas des voyageurs du Dimanche…
Une fois arrivée, en fin de compte, nous sommes finalement passés pour des voyageurs du dimanche, avec une taxe qui avait augmenté, en étant passée de 20$/pers à 40$/pers., depuis le 1er août !!! Super…
Après cette bonne surprise et un retrait non prévu, nous avons attendu notre avion, trois bonnes heures.
Pendant l’attente, j’ai entendu une annonce en espagnol, accompagnée de mon nom et de trois autres personnes, priées de se présenter au guichet d’embarquement.
Je suis la seule touriste appelée, les autres étant équatoriens, Cyril n’ayant pas le droit de venir avec moi.
Le motif de la convocation consiste à une fouille d’Interpole de sacs sélectionnés par les chiens.
Nous sommes encadrés de deux personnes, afin de descendre dans un sous - sol, où prennent place toutes les bagages, avant d’être chargées dans l’avion.
Il y a toutes une brigade d’interpole avec leurs chiens, sur les sacs, qui nous regardent sans le moindre sourire.
Ils ont commencé par la femme devant moi, et ils ont ouvert, le moindre paquet cadeau ou de nourriture, bref, ils lui ont vidé son sac, limite en le secouant sur la table.
Tout est tombé en vrac, mettant tout en désordre, sans faire attention aux choses fragiles. Ils ont passé un coup de couteau dans tous les paquets de nourritures ou de café, un véritable carnage.
Je commençais à flipper un peu, pour deux raisons, qu’ils cassent ou abîment mes cadeaux, ou que quelqu’un nous est glissé de la drogue dans notre sac, ce qui peut arriver.
Pourtant, depuis le début de ce voyage nous faisons très attention à cela, en refaisant nos sacs complètement après chaque passage dans un hôtel, les fermant avec des cadenas à chaque fois que nous quittions la chambre.
De plus, le sac qu’ils ont sélectionné, n’est pas le mien mais celui de Cyril, du coup, le policier, ne comprend pas que ce soit moi qui soit là et non Cyril et devient suspicieux.
J’ai réussi à placé entre 10 questions à la seconde, qu’ils se sont trompés à l’annonce et que je n’y suis pour rien.
Du coup, il me demande si mon copain est Equatorien, si je suis touriste et combien de temps j’ai passé dans le pays, tout en mettant le sac de Cyril sens dessus dessous, ce sac qui fût si dur à faire et à fermer ce matin…
Heureusement pour moi, ce n’est ni le sac où il y a toute la nourriture que je ramène, ni le sac à cadeaux.
Pour conclure, ils ont mis tout le sac à l’envers, et ils ont failli laisser échapper nos bouteilles de rhum…
Je refais le sac comme je peux, après qu’ils n’aient rien trouvé.
J’insiste bien pour qu’ils n’oublient pas de remettre notre sac dans la file de l’avion concerné, mais personne ne m’écoute, et je vois notre sac planté au milieu d’un bazar monstre, lorsque j’ai passé la porte pour remonter et retrouver Cyril.
L’appel de mon nom a encore duré trente minutes, manquant de coordination.
Après que je sois retournée plusieurs fois leur confirmer que je m’étais déjà présentée auprès des autorités, et que mon prénom tournée toujours en boucle, cela a cessé, puis 10 min après, ils ont enchaîné avec le prénom de Cyril.
Je suis excédée lorsque je retourne au bureau, pour tout leur expliquer à nouveau, pour la énième fois, au sujet de la fouille et de l’erreur du nom et du sac. Nous n’avons pas que cela à faire, défaire et redéfaire le même sac…
Nous retournons nous asseoir, en espérant qu’ils aient enfin compris.
10 min après, une femme vient nous voir pour nous demander nos tickets d’embarquement et nos papiers de réservation. Je lui demande pourquoi et s’il y a un problème.
Elle me répond d’un air gêné et avec hésitation, un truc du genre : pour cause de formalité…
C’est étrange nous sommes les seuls, sur une centaine de personnes à faire preuve de formalités… Nous ne saurons jamais pourquoi.
Mais nous avons pu monter dans l’avion, au final, sans aucun problème.
Le service de la compagnie aérienne Ibéria est déplorable, nous n’avons pas vu un stewart ou une hôtesse, jusqu’à notre escale de Guayaquil.
Escale, qui a duré trente minutes, juste le temps, de faire deux files d’attentes, un contrôle de sécurité et des bagages à main, pour finalement remonter dans l’avion.
Nous avons encore attendu un moment avant de voir un chariot avec un verre d’eau, il a fallu attendre 22h30 avant de pouvoir dîner et se désaltérer, sachant que nous étions dans cet avion à 18h…
Nous sommes arrivés à Madrid avec 1h de retard, et en nous dépêchant pour ne pas louper notre correspondance, nous avons aperçu un panneau qui indiqué que notre vol pour Paris avait aussi une heure de retard de prévu…
Nous avons trouvé un téléphone pour prévenir ma copine qui devait venir nous chercher.
L’avion est parti pour ainsi dire à la nouvelle heure annoncée.
Il fait un temps exécrable lorsque nous survolons Paris, il pleut des cordes.
Ce n’est pas du tout déprimant, de rentrer par un temps pareil.
Tous nos sacs arrivent en entier et au complet, et je suis trop contente de revoir ma copine, qui a fait le boulot « buissonnier » pour venir nous chercher à cette heure-là.
De plus Elodie a tout prévu comme d’habitude, entre le GPS et une voiture break empruntée, pour tous nos bagages.
Nous nous rendons chez Julie, mon autre copine, chez qui nous allons passer la nuit.
Nous envahissons son appartement avec tout notre barda.
Julie nous a accueilli comme des rois, entre champagne, saucisson, petits plats succulents, framboises…
Les premiers plaisirs simples reviennent au galop, avec des draps qui sentent bon la lessive, une douche chaude avec pression, des serviettes de bain douces.
Nous n’avons, pas de sacs à attacher avant de dormir, ou de chose à mettre devant la porte au cas où quelqu’un essaierait de rentrer, pas de pochettes avec nos papiers et notre argent sous notre oreiller et une chasse d’eau sans avoir à mettre le papier toilette dans la poubelle…
Avec le décalage horaire, nous ne nous sommes pas rendu compte de l’heure et avons dormi vers 2h du matin.
Le matin, enfin, plutôt vers midi, Julie, nous a réveillé avec les croissants, pains aux chocolats et autres gourmandises Françaises.
Que c’est agréable, ce retour et cette transition en douceur, avec mes copines.
Vers 15h, nous avons repris la route avec une amie et ma grande – mère pour retourner dans la région Centre, à Valençay, où nous sommes arrivés vers 18h.
Champagne à nouveau en famille, retrouvailles et distribution de cadeaux.
Cyril est rentré chez lui, dans sa famille.
Pour ma part, j’ai un peu du mal à réaliser notre retour, en plus du décalage horaire, j’ai trouvé cette deuxième nuit en France, un peu longue, n’ayant trouvé le sommeil qu’autour de 3h30 du matin.
Je vous ferai un bilan de ce voyage d’ici quelques jours, mais dans peu de temps, car je repars avec ma copine Elodie, avec qui j’ai déjà partagé des voyages d’un autre genre, plutôt du genre comique, le 2 septembre, en Tunisie pour une quinzaine de jours…
J ai mis quelques photos dans le dossier Paris.
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