Un peu de douceur dans la capitale retrouvée

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Equateur - Quito
de priscilla, le 09-08-2007

Un peu de douceur dans la capitale retrouvée

De retour à Quito, après 12h30 de bus. Nous avons laissé Puerto Lopez sous la pluie, sans trop de regret, à part pour l’accueil de la famille Brésilienne et ses animaux.
La route pour Quito à travers les montagnes, la pluie et le brouillard la nuit, était assez périlleuse. Il y avait tellement de Brouillard, que nous ne pouvions voir à plus de 10 mètres devant nous, ce qui n’empêchait pas notre bus de doubler des poids lourds ou d’autres camions dans les virages !
Nous sommes arrivés à Quito vers 21h30, où nous nous sommes rendus à l’hôtel avant d’aller dîner. Heureusement que nous avions réservé, car les hôtels à petit budget sont pleins, avec la fête de Quito qui commencera demain soir.
D’ailleurs, il y a les répétitions sur la place principale, lorsque nous sommes allés dîner.
Après avoir passé une nuit un peu malade, genre crise de foie, à cause des chips et barres de chocolats mangées toute la journée dans le bus (il n’y a pas de quoi se faire des sandwichs),
J’étais d’attaque à 6h30 du matin, pour préparer les photos de Puerto Lopez.
Nous avons ensuite refait nos sacs, et avons changé d’hôtel, pour retrouver celui à petit prix, non loin de là.
Direction le cyber café qui fonctionne au ralentit aujourd’hui, puis repas dans une cafétéria locale. Nous avons ensuite déposé du linge à laver et nous avons été boire un thé, pour étudier le programme des jours à venir. Nous sommes partagés, par l’envie d’aller à Riobamba pour prendre le fameux petit train, mais le temps annonce de la pluie sur trois jours. De plus, avec la fête du 10, nous ne sommes pas sûrs, que les taxis soient autorisés dans le vieux Quito, étant fermé à la circulation.
Nous nous rendons à l’office du tourisme, où l’on nous répond, que normalement, il y aura des taxis. Nous regardons encore notre budget, les jours qu’ils nous restent et la météo, qui finalement, nous fait renoncer à Riobamba.
Nous partirons pour la ville d’Otavalo, le 10, dans l’après – midi, pour y passer la journée du 11, où, nous rentrerons le soir à Quito, pour repartir, le 12 à Banos, pour 5 jours…
Voilà un peu le programme.
Retour à l’hôtel, pour laver le linge que nous pouvons faire à la main, puis visite des stands de la plaza chica, où ils vendent des douceurs traditionnelles d’équateur, à l’occasion de la fête qui a lieu surtout ce soir, le 9, alors que l’indépendance de Quito a eu lieu le 10.
En réalité Quito se nomme « Quito la Luz de America » (la lumière de l’Amérique), car ce fût le premier pays d’Amérique du sud et la première ville, à s’être débarrassé des Espagnols, le 10 août, avant que les autres pays ne suivent.
A cette occasion, ce soir, il y aura un grand spectacle son et lumière sur la Plaza grande, pour l’événement, puis des spectacles un peu partout dans Quito, et les musées et églises aux entrées gratuites et ouvertes au public, entre 18h et minuit, voir 2h du matin pour certain.
Revenons – en aux douceurs, cuisinées et proposées sur une dizaine de stands.
Nous avons goûté les beignets (genre pet de nonne), servit avec du miel, appelé « Pristinos »,les boules à la noix de coco enrobée de chocolat, appelée « saboros borrachos », des boules au sucre toutes vertes, avec un genre de pruneau dedans, appelée « Hygos enconfitadas », des carrés de Dulce de leche, des Tamales (rouleau de maïs farci enroulée dans une feuille de maïs et cuit à la vapeur) et le tout, arrosé de la cola morada (qui n’est pas alcoolisée, contrairement à la Chicha morada). Cette boisson se consomme au Pérou, en Bolivie et en Equateur. La Chicha est faite à parti de feuille de Yuca ou de Chonta, mastiquée par les femmes, c’est un aliment de base dans la jungle, où les gens mangent très peu et boivent jusqu’à 6 litres par jour. Pendant des millénaires, la Chicha était la première source de calorie et de vitamine dans les communautés reculées. Fraîche, elle a le goût doux et ressemble à du yaourt. Avec le temps, elle devient plus alcoolisée, car les bactéries contenues dans la salive, transforment les hydrates de carbone, en sucres simples. Plus le breuvage est vieux, plus il est fort. Son goût dépend de la femme qui la fabriqué, car les bactéries diffèrent d’un individu à l’autre. Une chicha mauvaise peut annoncer un événement néfaste. Je vous rassure, la notre était très bonne, est n’était pas alcoolisée, donc sans bactéries, est faite à partir de pain et de maïs. Nous l’avons bu chaude, servi avec quelques morceaux de fraises et d’ananas dedans. Cela ressemble à de la confiture, chaude, que l’on verse dans des pots. C’est un liquide violet et un peu épais, c’est très doux.
Nous n’avons plus faim, et pourtant, il y a encore tant à goûter, comme le Turon, des Brunulos (boules frits), des fruits au sirop, du pop corn frits à l’aspect de praline, appelés « Habas enconfitadas », les boules de cacahuète « Bola des mani » ou des boules d’amandes « Bola de canilas » et des genres de meringues par compacte, qui se mange à la petite cuillère. Bien entendu, il y avait aussi des humitas (petits pains à base de farine, de saindou, d’oeuf et de fromage) et, variante sucrée, des quimbolitos.
Après ma crise de foie hier, je ne suis pas au top, après avoir fait à nouveau ma gourmande.
Nous avons profité de la gratuité des musées, pour faire celui de Maria Augusta Urrutia. Cette maison appartenait à une aristocrate philanthrope.
La demeure est magnifique, ouverte à l’intérieur, avec un immense cerisier Japonais, qui monte et arrive à la hauteur des étages. Il est malheureusement interdit de prendre des photos. Il y a du monde, et il n’est pas toujours facile de comprendre les explications en Espagnol. La maison a conservé tout son mobilier d’époque, ce qui permet de donner un bon aperçu sur les riches demeures de la fin du XIXé s.
Elle était une grande collectionneuse de peintures et de sculptures modernes et coloniales. En particulier du peintre Quiteño Victor Mideros. D`ailleurs cette maison doit avoir la plus grande collection de ses œuvres de cette ville.
Beaucoup de meubles, de vaisselles (porcelaines, cristal), viennent de France ou d’Italie. La salle de bain vient des Etats-Unis et le carrelage de Belgique.
Plus loin, dans la rue, il y a un restaurant, qui se nomme la Cava Urrutia. Ironie de l’histoire, ce restaurant, l’un des meilleurs du centre de historique, occupe le réfectoire où Maria Augusta Urrutia servait des repas aux enfants nécessiteux. Certains plats comme la soupe aux fleurs de courges et la glace au citron, proviennent de recettes, de la célèbre philanthrope.
Nous n’avons pas pu faire d’autres musées, car chacun, affichent des files d’attentes interminables. Quant à la plaza grande, et son spectacle, il est impossible de l’atteindre, tellement il y a de monde. La foule est compacte et l’organisation pas très bonne, c’est même un peu dangereux. Les gens poussent, se marchent dessus, et il nous a fallu 1h, pour passer et atteindre notre hôtel, au lieu de 5min, tellement il y a de monde.
Du coup, il est impossible de voir le spectacle.
Demain, nous partons pour Otavalo, faire le plus grand marché d’Amérique du sud !

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