Première matinée à Quito devant d’énormes croissants français et pour Cyril une bassine de chocolat chaud en plus. Il est 9h, lorsque repu, nous attaquons notre visite du vieux Quito, sous un ciel bleu et un soleil de feu. D’autre part, le dimanche, il n’y a pas de voitures qui circulent, juste quelques trams.
Les passages piétons ont un petit bonhomme vert qui fait du bruit et qui marche, avec le temps indiqué, puis au chiffre 3, je crois, le petit bonhomme court, pour enfin devinir rouge et immobile. Je trouve cela terrible, je vais faire une vidéo.
Nous arrivons sur une magnifique place, avec une immense cathédrale, le palais du gouverneur (du président), et des arcades, tous ces bâtiments étant blanc, avec en contraste, de deux beaux cerisiers japonais roses.
Cette place se nomme la plaza grande (ou plaza independencia de son nom officiel). Le palacio del gobierno, surmonté du drapeau équatorien, abrite les bureaux du président.
La cathédrale, à sa droite, abrite la tombe du Mariscal Sucre (Maréchal et héros de la guerre d’indépendance). L’entrée est gratuite car nous sommes dimanche, si bien qu’en visitant discrètement afin de regarder les peintures des artistes de l’ école de Quito, nous assistons (le temps de visiter) en même temps à la messe.
Derrière le petit autel, une plaque indique l’endroit où mourut le président G. Garcia Morales, en août 1875. Il fut frappé à coups de machette devant el palacio del gobierno, et fut transporté, mourant dans la cathédrale.
De l’autre côté de la place se dresse des arcades, du nom de Palacio Arzobispal, qui abritent désormais des boutiques, dont le cyber café d’où je vous écris.
Nous nous sommes ensuite dirigés dans la calle sucre, pour découvrir l’église la plus richement décorée du pays, La Compania de jesus, gratuite aussi aujourd’hui.
C’est toujours l’heure de la messe, lorsque nous rentrons dans son enceinte bouche bée. Le plafond et les murs sont recouverts d’or. Sept tonnes d’or auraient été utilisées pour en recouvrir les murs, les plafonds et les autels.
Les Quitenos , peu soucieux de la provenance de tout cet or volé aux indiens, sont très fiers de cette merveille. La construction de cette église Jésuite qui a commencé en 1605, dura 163 années !
5 min après, nous arrivons sur la plaza San francisco qui abrite, devinez quoi, encore une église. Il y a des églises toutes les 5 à 10 minutes à pied et pas des petites…
Le monastère San Francisco est la plus ancienne église du pays. Juste derrière, en toile de fond, on peut voir le volcan Pichincha. Sa construction (le plus grand édifice colonial de la ville), a débuté quelques semaines après la fondation de Quito en 1534, pour ne s’achever que 70 ans plus tard. Il y a une statue du missionnaire Franciscain J. Ricke, bâtisseur du monastère et qui aurait également introduit le blé en Equateur.
De la plaza San Francisco, nous pouvons observer les magnifiques dômes vert et en or de l’église de la Compania de Jesus.
Direction ensuite non dans un petit café, mais à nouveau dans une église, celle de la Merced, pour une quatrième messe. (Si nous réunissons les 4 arrêts, cela fait presque une messe entière)…
L’histoire de l’église de la Merced plait beaucoup à Cyril. Cette église a été achevé en 1742, et possède le plus haut campanile (47m.), et renferme la plus grande cloche de la ville.
Selon la légende, le clocher, seule partie non consacrée de l’église, est aux mains du diable et le seul homme assez fort pour lui résister était Ceferino, un sonneur noir. Depuis sa mort, en 1810, personne n’a osé pénétrer dans le clocher, les cloches ne sonnent plus et l’horloge est arrêtée.
Du coup, Cyril voulait se proposer pour remettre la pendule à l’heure, mais il n’a pas encore le vocabulaire espagnol pour le demander au prêtre, peut – être dans trois semaines avant de rentrer. Nous avons tout de même acheté du miel (miel de Quito), au prêtre, cyril, complétant sa collection de miel du monde entier…
Nous avons pris le chemin de la calle Ronda, une ruelle ancienne dont les demeures coloniales à balcon, figurent parmi les plus vieilles de la ville. Il y a des jeux gratuits dans la rue, où les passants participent. Des marelles, des roues à tourner avec des lots et un jeu traditionnel ancien qui se nomme le sapo. J’ai participé à celui – ci.
C’est une boîte en bois, avec des chiffres et une grenouille dorée à la gueule entrouverte. Il faut se placer à quelque mètre et y lancer des pièces en argent percée dans des trous, afin le faire le meilleur score, chaque trou affichant des sommes différentes. Bien sûr le plus dur et le meilleur score, se fait lorsque l’on arrive à en mettre dans la gueule de la grenouille, ce qui est très difficile. J’ai tout de même fait un bon score et j’ai bien rigolé.
Nous arrivons ensuite sur la plaza Santo Domingo, avec son église. Devant l’église, il y a une statue du maréchal Sucre, pointant du doigt, la Cima de la libertad, où il remporta la bataille décisive pour l’indépendance en mai 1822. La Cima de la libertad est située sur les pentes du volcan pinchicha.
Sur la place il y a un petit concert avec Un Indien qui chante et qui joue de la guitare.
Nous avons ensuite remonté la rue Guayaquil, pour manger un beignet à la viande « empanadas de carne » et une bonne salade de fruit à la chantilly, dans le restaurant la Fruteria Monserrate.
Direction la nouvelle ville avec un arrêt, obligé dans l’un des glaciers les plus anciens de la ville. Heladeria San Augustin est ouvert depuis 150 ans, c’est tout petit à l’intérieur. Nous avons partagé une glace, parfum taxo (fruit d’équateur) et Guanabana (c’est un fruit exotique, que je connaissais à Tahiti sous le nom de Corossol).
Vu qu’il n’y a pas de voitures aujourd’hui, tous les Quitenos sont à vélo… C’est un peu Velolib’.
Sur le chemin, nous passons près du théâtre de Quito, pour ensuite passer devant le monument Simon Bolivar, qui se trouve près du parc, où demeure des statues représentant les membres de l’expédition Française Condamine.
Un coup d’œil sur l’observatoire du Quito, qui est fermé (et parfois ouvert au public par nuit très claire). Inauguré par le président Garcia Moreno en 1864, c’est le plus ancien du continent américain.
Nous passons la limite du quartier colonial, pour arriver dans la nouvelle ville, et faire un arrêt au parc de la Alameda, où les pelouses sont remplies de personnes qui pic nic par ce dimanche ensoleillé.
Il y a deux lacs d’agrément. C’est assez drôle de voir les gens sur leurs petites barques ou pédalos, en plein de milieu de la ville.
Direction le parc El Ejido. C’est le plus grand parc de la capitale. Il y a d’immenses pelouses où les gens se reposent, mangent où jouent au foot. Il y a des vendeurs de fruits, (je me suis achetée une énorme mangue), de glaces, de brochettes et de barbes à papa, tous les 3 mètres…
Il faut dire que depuis que nous sommes en Equateur, nous avons pu observer ce phénomène, à savoir, que les Equatoriens mangent ou grignotent toute le journée, c’est incroyable.
Ils mangent surtout des glaces, il y en a partout, et des vendeurs de cônes, tous les 10 mètres…
Il est vrai qu’ils mangent beaucoup de glace en Amérique du sud, et même en Patagonie sous – 15°, mais les Equatoriens, détiennent le record…
A la fin du parc il y a un marché artisanal, où j’ai trouvé un petit bracelet avec des graines rouges, appelées Guahiruro, venant de la jungle (Oriente), et c’est tout, car ce n’est la journée shopping mais la journée visite !
En repartant, vu qu’il n’est que 15h30, nous décidons de faire une étape à la basilica del voto national. Cette église gothique a des iguanes et des tortues qui remplissent les gargouilles traditionnelles. Nous nous sommes lancés dans l’ascension des tours.
Il faut pour la première, gravir 150 marches, puis un pont fait de planche dans la toiture, une échelle pour le premier niveau de la tour et deux autres échelles dans le vide, pour atteindre l’extrémité.
Après les escaliers, nous arrivons derrières les vitraux, nous avons une vue plongeante dans l’intérieur de l’église, puis après avoir longé le toit sur les planches, et l ‘échelle, nous avons une vue superbe sur la ville et sur l’architecture de la basilique. Je ne suis pas rassurée car je suis sujette au vertige, je suis déjà heureuse d’être arrivée ici. Il reste encore un étage et deux échelles qui sont dans le vide, pour atteindre le dernier niveau.
Cyril y est allé, mais malgré ma curiosité, je n’ai pas pu y aller. Il est comme un chat et me dit que la vue est grandiose.
Nous sommes redescendus de trois étages, et avons pris une artère sur la gauche, pour remonter trois étages, encore une centaine de marches, avant d’atteindre, le niveau de la pendule, un petit escalier en colimaçon mène ensuite à son système, (c’est marrant d’être dans l’horloge). Ensuite une autre échelle au - dessus, nous sommes dans les cloches, une échelle de plus, où la vue est surprenante, nous voyons la tour où nous étions toute à l’heure, et ici, nous sommes encore plus haut.
Avant dernière échelle, nous sommes presque à l’extrémité du clocher, et dernière échelle, où il faut marcher sur des grilles dans le vide, vous êtes au plus haut de la basilique, où Cyril est allé.
Cyril n’a pas arrêté de me parler de cette visite sur le chemin du retour, il a trouvé cela super.
Il est vrai que nous avions une vue spectaculaire sur tout Quito et entre autre la virgen del carmen, qui est une immense statue perché sur la colline, dominant Quito. (Nous irons la voir prochainement et monterons tout en haut).
Le soleil se couche lorsque nous prenons le chemin du retour, nous avons bien marché 10 km aujourd’hui, sans compter les 250 marches et les échelles….
Un arrêt vite fait pour manger une salade de fruit et un riz poulet, avant de rentrer pour vous préparer les photos et faire une lessive. On a tendu les cordes à linge dans la chambre, c’est comme à la maison. Et puis pour dormir sans stress, et vu qu’il y a trois lit, nous bloquons la porte de la chambre avec un des lits, et les deux autres, nous les avons mis devant la fenêtre. Et voilà, personne ne peut rentrer.
Demain, au programme, Santa Catalina, La Virgen del Carmen et puis on verra pour la suite…
Les photos de Quito sont en lignes…
|