Aujourd’hui, panne de réveil, il est 8h30, lorsque j’ouvre les yeux, je réveille Cyril, en lui chantant du Claude François, « La pendule de l’entrée…. » et nous sautons dans nos vêtements, il fait trop beau, il ne faut pas perdre de temps.
Nous avons commençé par un petit-déjeuner au cyber café, où j’ai peiné à vous envoyer les photos à cause du débit pas terrible.
En sortant, sur la plaza grande, nous sommes tombés sur la garde nationale en costume et la fanfare, en pleine cérémonie. C’est assez sympa à voir et écouter.
Malgré ma petite taille et le monde, je pense avoir réussi à prendre quelques photos.
Nous n’avons pas réussi à savoir le pourquoi de cette cérémonie en grande pompe…que j’ai faite en claquette !
Nous avons ensuite été au monastère Santa Catalina, qui a été fondé en 1592 et qui est toujours en activité. Il a ouvert ses portes au public en 2005.
Les novices commencent par passer 5 années cloîtrées dans leur cellule.
25 sœurs y habitent, allant de 38 printemps pour la plus jeune, à 93 hivers…
Elles ont le droit de parler une heure par jour et bien entendu, pas le droit de sortir.
Elles fabriquent toutes sortes de produits, du vin sans alcool, des bougies, crème pour les mains, élixirs, biscuits…), vendus derrière une porte tournante en bois, qui les protègent des regards.
Le musée contient bon nombre de tableaux du XVIII e s. aux scènes épouvantables, représentant des vierges et des saints surveillant le purgatoire pendant que des démons broient le corps des pécheurs sous des roues à pointes. Il y a aussi une scène représentant un troupeau de moutons assoiffés, s’abreuvant des flots de sang, des blessures du christ, ou des chérubins arrachant la chair des côtes de Jésus après une séance d’auto-flagellation…
Tout un programme.
Après avoir visité le musée du couvent, nous sommes montés dans la tour, où se trouve la cloche. C’est un tout petit escalier en colimaçon, très étroit, et là vous arrivez aux cloches. Ensuite, en passant par une des fenêtres, vous marchez sur un petit mur du toit qui mène à un escalier, montant vers une autre tour un peu plus haute.
Nous avons une jolie vue sur une rue du vieux quito, sur la basilique, où nous sommes montés la veille ainsi que sur la virgen.
En ressortant, on nous a servi un petit verre du vin fabriqué, qui ressemble au goût du Martini rouge, et qui est très sucré.
Nous nous sommes arrêtés dans un restaurant, où je voulais aller pour manger des spécialités Equatoriennes. La carte affiche des prix sévères pour notre budget. Nous décidons de partager une entrée à deux. Je pars aux toilettes, où la lumière s’allume automatiquement lorsque vous passez la porte, puis pour bouger le loquet de la porte des wc, il faut appuyer sur un bouton, et ensuite, le robinet pour se laver les mains, est un pommeau de douche, qui fait comme un arrosoir sur les mains (ca, cela me plait…).
Mais tous ces petits détails de toilettes modernes, me font comprendre que nous sommes dans un restaurant un peu « chicos »…
Effectivement, en ressortant, je vois Cyril prêt à lever le camp, qui me montre le menu, avec une petite ligne qui indique, que les prix affichés (déjà élevés), sont hors taxes, et qu’il faut ajouter 22%.
J’ai vraiment envie de goûter une spécialité qui se nomme la Enpanadas del viento, du coup, je demande, si en la prenant à emporter, nous pouvons avoir un prix hors taxe. La servante va se renseigner en faisant un peu la moue, puis revient, nous disant que c’est ok. En attendant, la responsable du restaurant vient nous voir, et nous demande, où nous allons aller manger nos deux beignets. Nous lui répondons, sur un banc dans la rue. Elle sourit et nous dit que nous pouvons prendre une table et qu’elle nous servirait sans les taxes, nos deux empanadas.
Cyril n’est pas très à l’aise dans ce restaurant, c’est vrai qu’en obersvant un peu plus outre les wc, nous constatons que nous déparaillons avec le reste de la clientèle.
Cyril me dit, en regardant au loin : -« je comprends pourquoi cela s’appelle Empanadas del viento (du vent) et pourquoi ils nous autorisent à les manger ici ».
A peine finit-il sa phrase, que nous plats arrivent, c’est une crêpe faite de pâte à beignet soufflé, saupoudré de sucre, avec dedans du fromage fondu. C’est énorme.
J’ai trop rigolé en voyant le plat, c’est vrai que ce n’était pas évident à transporter et un peu voyant à manger dans la rue…
Après cela, nous avons été dans la nouvelle ville pour faire les agences d’excursions.
Cette partie de Quito est bien différente du Quito colonial, et nous avons comme l’impression d’avoir changé de ville, ce n’est pas très jolie.
Nous pensions qu’il n’y avait pas trop de touristes en Equateur, en réalité, ils sont tous ici, dans ce quartier sans charme, qui ressemble plus à une rue aux états - unis plutôt qu’à Quito. Il y a des boîtes de nuits, des clubs et des cafés branchés, des restaurants occidentaux, et des boutiques.
Nous ne comprenons vraiment pas pourquoi, ils restent dans ce quartier !
Nous avons tourné 2h, car les adresses des agences du guide, étaient fausses ou trop anciennes. Raz le bol, nous faisons un arrêt dans un magasin de fruits pour me détendre et un arrêt dans une boutique de copie de DVD.
Ce type de petits magasins pullule à Quito, il y en a partout. Il n y a pas de loi là - dessus, et vous pouvez acheter un film qui vient à peine de sortir au cinéma, ou des séries (dernières saisons), en dvd, entre 0,50 et 1€.
Nous avons repris notre mission du jour, en nous rendant sur internet pour faire une recherche sur les nouvelles adresses des agences, car nous avons perdu assez de temps.
Après 4 agences de faites, nous constatons que les tarifs sont délirants. Les tarifs les plus économiques sont :
- pour 4 jours au Galapagos, 1000$/per (sans croisière, juste le vol, l’entrée du parc et barboter avec un masque et des palmes).
- le trek de Quilotoa en deux jours coûtent 120$/per et la jungle en 4 jours coûtent 240$/p.
C’est énorme, et c’est les tarifs les moins chers, trouvés.
Nous avons réservé le trek pour Quilotoa pour le moment, les Galapagos sont remis à une prochaine fois ou à une autre vie, et la jungle, reste à voir.
Nous devions partir à Riobamba dans une semaine faire la descente de la narine du diable, sur le toit d’un train, mais nous venons d’apprendre, qu’il n’est plus possible, depuis quelques semaines de le faire sur le toit, après que deux allemands, aient été décapité, à cause de réparations faites sur les lignes téléphonique pendant le passage du train.
Du coup, nous nous offrons Quilotoa, même si je suis un peu déçue, car je rêvais de le faire.
Pas de chance avec les trains dans ce tour du monde. Le train des nuages en argentine, en rénovation, le train de la narine du diable qui permet de voyager sur son toit, interdit, et le train Quito – Cotopaxi (aussi sur le toit), a des problèmes de gestion et d’organisation.
Nous partirons jeudi pour Quilotoa.
Nous avons pris un taxi pour rentrer car le quartier n’est pas très sûr à la nuit tombée.
J’ai dévoré mon énorme mangue de Colombie achetée la veille et quelques Grenades, dont je raffole.
Aujourd’hui, Mardi, nous étions à 8h entrain de petit déjeuner, après avoir cherché et réservé un meilleur hôtel, pour pouvoir laisser mon ordinateur dans un coffre pendant nos escapades en bus, ou en excursion. Il est clair que la chambre est beaucoup plus chère, mais nous allons partir, deux jours, puis 5 et enfin 4 jours d’affilés, et nous comptons laisser nos sacs et nos objets de valeurs.
Car après Quilotoa, nous allons à Puerto lopez. Les bus faisant cette destination de Quito, sont réputée pour ses vols à main armée, vu que c’est une ligne empruntée par les touristes.
Moins nous aurons de choses sur nous, mieux ce sera. Idem pour la jungle, si nous y allons.
Donc, demain soir, à nous la nuit chicos à 20€…mais pas vraiment le choix, c’est le moins cher et sûr, trouvé.
De plus, il est à 500 mètres à pied de l’autre, et comme nous sommes chargés comme des mules avec des achats accumulés, c’est bien pratique.
Celui où nous sommes est très bien, mais il n’y a que des locaux, pas de coffres et pas de surveillance. Nous y retournerons pour nos 4 dernières nuits à Quito.
Nous avons ensuite pris un taxi pour nous rendre au Panecillo où se trouve la Vierge de Quito. Sur le guide, ils écrivent qu ‘il faut y aller en taxi à cause des attaques et des vols sur le chemin. Le prix indiqué de la course sur le guide, est de 4$, lorsque vous demandez au taxi, ils en demandent 5$, pour ceux qui refusent de mettre le compteur. Avec de la patience et plusieurs demandes aux chauffeurs de mettre leur compteur, ll faut en réalité compter 2$ la course pour s’y rendre.
Le sommet du Panecillo (petit pain), est une colline accueillant la vierge de Quito, que vous apercevez presque de partout dans la ville.
Le ciel est bleu avec un grand soleil, comme tous les matins depuis notre arrivé.
La vue sur tout Quito et les volcans, est sublime.
Il n’y a personne sur le site, c’est extra. Nous sommes arrivés si tôt, que l’entrée dans le socle de la vierge, est encore fermé.
Lorsque cela a ouvert ses portes, des bus entiers de touristes arrivent, mais à ce moment, nous sommes encore tout seul en haut, sur le balcon de la vierge, a admiré la vue au calme, voyant d’en haut, les touristes - fourmis qui courent partout. (Car en tour organisé, ils visitent Quito en une journée et un temps record, pour une somme exorbitante).
Nous sommes partis lorsqu’ils sont montés pour s’agglutiner sur le balcon.
L’ensemble mesure 41m et la statue de la vierge, 30m sur une base de 11m. Son poids total est de 124000 kg. Le site a été inauguré en 1975.
Pour rester dans les chiffres et les explications, j’ai oublié deux, trois infos, sur la « basilica del voto national », dont nous avons fait l’ascension la veille.
L’idée de sa construction (tout comme la construction de la virgen de el panecillo), vient du père Julio Matovelle, fondateur de l’ordre religieux et des religieuses des oblates, missionnaires d’équateur.
L’exécution de cette basilique fut autorisée en 1884. Les plans de cette église ont été réalisé par l’architecte Français, Emilio Tailer. Cela a coûté 40000 francs, et lui prit 6 ans pour les terminer.
Cette basilique a été bénie par le pape Jean paul 2, en 1985, et déclarée immaculée en 1988. Elle mesure 150m de long, 35 mètres de largeur et 35 m de hauteur en son centre. Les tours où nous sommes montés, mesurent 78,23m de hauteur.
Après le Panecillo et la virgen, au retour, nous attrapons un taxi, à qui Cyril demande encore une fois de mettre son compteur, il refuse proposant 3 $ la course, nous refusons, puis bizarrement, il accepte.
Je remarque, ayant bien regardé à l’allé avec le premier taxi, que le compteur défile plus vite que d’habitude, il est visiblement bidouillé. Je lui fais la remarque, en lui disant, que nous paierons le même prix qu’à l’allé et pas un dolarito de plus… Il dit que je mens sur la somme, puis comme il sait au final que j’ai raison, il n’insiste pas.
En arrivant, nous avons fait une pause sur un banc de la plaza grande pour voir ce que nous allions faire ensuite.
Visite plus approfondi de l’église San francisco et achat d un chapelet en graine de cactus hallucinogène de San pedro, pour ma grand mère.
Puis, nous avons traîné dans les rues jusqu’à l’heure du repas.
Nous avons trouvé une formule économique, où il n’y a que des locaux, qui nous regardent pendant tout le repas, n’étant pas habitué à voir des touristes mangés ici, et de plus la formule économique, la "Formule bon prix bon appetit",(un riz, des lentilles, des bananes fries, du poulet et de l’eau).
Ca nous convient tout à fait, pour 2€.
Cette après midi, opération registre civil, pour poursuivre les recherches sur la famille de ma grand-mère, avec un responsable très serviable et à l’écoute comme à Guayaquil.
Quelques pistes peut-être, je vais continuer.
Puis cession web, pour se renseigner pour des formules jungles, avec une expérience dans des tribus quechua et une étude du shamanisme et des plantes médicinales. Cela nous tente bien.
Voilà la journée. Demain, nous allons voir la midad del mundo, endroit où passe la ligne de l’équateur.
Les photos de Quito de ces deux dernières journées racontées sont sur le site, dans le dossier Quito suitede .
|