Cratères et petits cochons aux paysages idylliques

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Equateur - Quilotoa
de priscilla, le 02-08-2007

Cratères et petits cochons aux paysages idylliques

Pas de Midad del mundo hier le 1, où le passage de la ligne de l’équateur, car je suis Ko.
Le matin, nous nous sommes levés à 7h pour être à l’agence d’excursion à l’ouverture, à 8h, afin de voir si nous pouvions annuler une des deux journées prévues à Quilotoa le lendemain.
Nous avons revu notre budget, et deux jours à Quilotoa, nous revenait trop cher, d’ailleurs, je crois que nous ne ferons pas la jungle.
Réflexion faite, nous préférons faire plusieurs petits villages et le plus possible d’activités par nous-même, plutôt que d’avoir à faire aux agences, qui ont un discours énervant : - « Nous avons une excursion pas chère, ce n’est que 400€ par personne et il faudra avoir de la monnaie en plus sur vous pour les pourboires… ». Voilà, c’est le même discours dans chaque agence.
Conclusion avec la moitié du budget pour 3 jours dans la jungle, nous devrions pouvoir, voir des baleines, aller au Cotopaxi, prendre un train typique, faire Otavalo, la ville de Baños et voir le volcan Chimborazo…
C’est donc décidé, nous ne ferons pas la jungle, c’est vraiment trop cher.
Bref, nous avons réussi à annuler une journée sur deux pour Quilotoa, récupérant nos sous.
Nous avons ensuite été à l’agence de bus, pour acheter notre billet pour partir à Puerto Lopez le 3, car la météo y ait excellente, 27° la journée. De plus, nous avons appris, qu’à partir du 8, les Equatoriens envahissent cet endroit pour leurs vacances, autant y aller avant.
Et puis, nous avons besoin de repos, donc à nous les 11h de bus le 3, pour 4 à 5 jours de plages, d’îles et de baleines…
Nous devrions revenir le 8 ou le 9 sur Quito.
L après midi, nous nous sommes reposé et avons un peu revu le programme sur un banc au soleil, Plaza grande. Il faut dire qu´avec tous les bus pris ces derniers jours en Equateur et pas un seul matin ou nous nous sommes lèves après 8 h, j ai un méchant coup de barre et Cyril a mal au dos…
Donc aujourd´hui, où du moins, cette après midi, nous prenons le rythme local et sera « tranquilo ».
Et puis demain, nous allons faire énormément de transport.
Aujourd´hui jeudi, nous avons commencé à 6h15 du matin, par changer d´hôtel, pour déposer nos sacs et mettre mon ordinateur dans le coffre. Il a fallu attendre, car l employé était perdu et la gérante pas encore arrivée.
A 6h30, nous avons sauté dans un taxi pour nous rendre dans la nouvelle ville, dans un café où nous avons rendez vous.
Nous sommes nombreux à partir pour cette excursion, une quinzaine de personnes.
Il y a un van et un 4x4, la sortie de Quito e fait difficilement et dans les bouchons il est 7h. La route est longue, et le moyen de transport pas vraiment confortable. C´est un mimi van pour transporter des écoliers, ce qui veut dire, pas de place pour les jambes de Cyril et pas de suspension pour les routes, pistes, chemins de terre et de sables empruntés par la suite.
Nous longeons des paysages splendides et verdoyants, ainsi que le Cotopaxi, avec un peu moins de nuages au - dessus de son cône, que la fois passée.
Nous laissons Quito et son agglomération, pour une route qui traverse les campagnes et la nature, il n y a plus une ville.
Il faut 1h30, pour rejoindre un gîte où nous ferons une pause pour un petit déjeuner et prendre d´autres personnes.
Une fois le petit déjeuner avalé, nous constatons que les touristes sont majoritairement Israéliens. Heureusement, que nous avions annulé la nuit et la 2eme journée dans ce gîte, nous gardons trop de mauvais souvenirs de la Bolivie et du voisinage Israéliens …
A présent, il faut compter 2h30 de route avant d arriver au marché de Saquisili.
Nous sommes dans la Sierra centrale, dans la vallée andine du centre de l´équateur, région qui a pour surnom, « l´avenue des volcans ».
Au sud de Quito, la route Panamericana, serpente entre 8 des 10 plus hauts sommets du pays.
Nous sommes secoués sur les routes qui zigzaguent, à travers des paysages spectaculaires, traversant de tous petits villages, où parfois nous pouvons apercevoir, une maison par - ci, par – là, à travers d immenses terres cultivées.
Plus nous nous enfonçons, plus nous observons une population qui a conservé ses coutumes et qui vivent toujours comme dans le passé, sans confort et sans moyens modernes.
Le climat est rude, et les vents à cette période de l année, sont cruels, fouettant le visage avec les chemins ensablés, qui entourent les grands espaces verts.
Les techniques agricoles sont authentiques, et toute la famille participe, des enfants aux personnes âgées.
Il n y a pas toujours d´eau courante dams les logements.
Il commence tout de même à y avoir plus de logements en briques, basiques, mais il y a encore beaucoup de maisons traditionnelles en pailles.
Les bouteilles de gaz sont montées à dos d homme ou de femme, c´est comme dans le Sikkim, ou dans le nord de l Inde, vers Darjeeling.
D ailleurs, je trouve qu il y a des similitudes, dans le mode de vie, la façon de porter les enfants dans de grandes étoles de tissu sur le dos des femmes, la couleur de peau, et pour certaine tribu, la façon de mettre sa jupe autour de la taille et les colliers d or autour du coup. On dirait parfois une tribu népalaise…
Nous arrivons dans le village de Saquisili, qui compte 5234 habitants. Les économes équatoriens considèrent le marché du jeudi de ce village, comme le marché indigène le plus important du pays. Les habitants des villages reculés affluent pour vendre ou acheter toutes sortes de produits, des bananes aux fusils faits main et des plantes médicinales aux porcelets.
Le marché se repartit sur 8 places, chacune dédiée à des marchandises spécifiques.
Celui au bétail, est assez impressionnant, et encore, nous y sommes arrivés vers 10h et c est tôt le matin, qu il est le plus intéressant et vivant.
Les cochons contribuent à la cacophonie ambiante, les moutons s´expriment et les lamas mâchouillent en observant la scène.
Il y a des rassemblements de personnes, allant de petits groupes, à de grands cercles, entrain de négocier, de discuter les prix, et la vente des bêtes…
Ici, contrairement à Quito, Guayaquil ou Cuenca, les gens sont habillés plus traditionnellement et portent le chapeau, parfois avec une belle plume accrochée pour les femmes.
J adore ce marché, c est vivant et typique, au milieu de la poussière qui vole, des odeurs des bêtes, des chèvres, qui vous passent entre les jambes, prenant la poudre d escampette avec la mamie qui lui coure derrière…
Et puis, vous ne pouvez pas échapper aux bouses de vaches, qui ont rendu mes chaussures nostalgiques de l Inde.
Des stands de cuisine fument, les marmites boues et des petites tentes avec des bancs accueillent les villageois pour le petit déjeuner au milieu du marché et des animaux.
En toile de fond, le sommet du Cotopaxi apparaît dégagé.
Nous avons ensuite été au marché aux poissons, aux poules, lapins et nourritures pour les animaux. C´est encore plus grand que le précèdent.
Il y a de tout, des étales de poissons, aux cucurbitacés géants, des matelas, des poules, des fruits, des cochons d indes, des dindons et des étales que de poireaux…
Des minis barbecues sont dispersés un peu partout, et des plateaux de cornets glace, avancent, posés sur les têtes des jeunes filles qui les vendent…
Il y a aussi plein de stands improvisés pour se restaurer et il y a de l ambiance…
Nous avons ensuite été au marché artisanal, passage obligé pour les touristes…
Il est petit et les produits viennent surtout du grand marché artisanal d´Otavalo.
Nous aurions aimé faire ces marchés par nous même en marchant et en passant à travers les villages et avec quelques bus locaux, afin de ne pas avoir à faire, à un tour, car c est toujours très pénible. Mais, il faut avoir du temps, car les bus sont rares, aux horaires imprévisibles et il faut avoir un très bon sens de l orientation pour parcourir la région…
Il a fallu ensuite 30 minutes pour rejoindre Quilotoa, où nous avons déjeuné.
Il y a un vent violent et glacial, qui envoie du sable, si bien que les femmes sont cachées derrière leur chapeau et un foulard masquant leur visage. Il y a seulement deux à trois maisons d indigènes qui font pensions et restaurants chez eux…
La plupart sont coiffés d un toit de paille, typique des maisons traditionnelles du « paramo ».
C est assez sommaire mais sympathique.
Le village de Quilotoa se trouve sur le flanc sud ouest du cratère, et se situe le long d´une rue unique qui constitue la localité.
Quilotoa se trouve à 3854 m d altitude, et abrite un célèbre lac volcanique.
Du bord du cratère, la vue plonge sur les eaux vertes. Cette lagune, dépourvue d´affluent et de réservoir, ne contient qu une eau alcaline non potable et sans vie aquatique. Sa profondeur est de plus de 400 mètres.
La vue sur la lagune au - dessus du cratère est sublime. Nous avons pris un chemin pour y descendre, ce qui prend une heure un peu près. C est une piste de sable, et en pente.
Lorsque le sable se fait épais, c est agréable, car c est comme sur une dune, vous pouvez sauter et courir pour descendre, par contre lorsque le sable est fin et recouvre des pierres, les pentes se font très glissantes et vous tombez sur les fesses. Alors, pour remédier à cela, nous avons opter pour la solution Jean Claude Dusse, en pliant les jambes et en se laissant glisser comme au ski, sans le planté du bâton…
Nous arrivons au bord de l´eau, où il y a moins de vents et où le soleil tape.
La remonté se fait à dos de mule, une première pour tous les deux, après le chameau, l´éléphant, et le yack…
Cyril touche presque les pieds par terre sur sa mule, il est trop marrant à voir. Il est assez loin derrière, ce qui ne me permet pas d avoir ses premières impressions.
Puis, ma mule a fait la tête et n a plus voulu avancer, me faisant doubler par tous les autres, dont Cyril, droit et fier, aussi a l´aise que Lucky lucke…
La montée est raide, et les mules frôlent des ravins, et malgré quelques petites frayeurs, je trouve cela super.
Il nous a, ou plutôt, il m a fallu pas loin de 2h pour remonter, avec un petit garçon aux joues rouges, brûlées par le soleil, comme guide, avec qui j ai parle football.
Cyril m attend tranquillement, lorsque je saute de ma mule…
Nous avons repris la route, avec le soleil se couchant au fur et a mesure sur les villages, recouvrant d une lumière orangée rouge, la neige du sommet du Cotopaxi, c est fabuleux…
Il fait nuit, nous avons mis 4h30 pour rejoindre Quito, il est 21h, c était une longue journée, et demain, nous partons à 8h du matin pour Puerto Lopez.
Nous sommes arrives à l hôtel, après avoir dîné, vers 22h, où nous avons fait nos sacs.
A 23h, j ai préparé les photos de la journée pour les emmener avec moi sur cd, car je n aurai pas mon ordinateur pendant 5 jours.
Les photos m ont pris du temps, et je me suis couchée à 2h du matin, pour se lever à 7h, afin de petit déjeuner et de sauter dans le bus que nous avons failli louper, car nous étions coincé dans les embouteillages.
Je vous tape le texte de Puerto lopez, aujourd´hui le 4.
Nous sommes arrivés le 3 à 21h, après 13h de bus.
Il y aura sûrement des pb d accents sur les A ou sur les E, car je le tape d un cyber café. L´enchaînement de la journée de Quilotoa et de la journée du 3, passée dans le bus, explique, le retard accumulé des carnets.
Je vous raconterai la suite demain.
Les photos de Saquisili sont dans un dossier du même nom et celle de Quilotoa dans un autre.
Pardonnez les fautes, mais ce n est pas évident avec un clavier pourri et le bruit du cyber.











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