Le vieux Quito, un dimanche, est désert jusqu’à 10h du matin, avant que les magasins ou restaurant n’ouvrent leurs portes.
Il est 8h30 lorsque nous sortons, il fait un beau soleil que nous sommes contents de retrouver après les pluies de Banos.
Cette après-midi, nous allons dans le village de Calderon, à 10km de Quito.
Après avoir situé un peu près l’endroit du passage du bus et sa couleur, nous en avons loupons trois.
Un qui ne s’est pas arrêté, un qui est passé sur une autre voie et, une fois que nous nous sommes rendu sur cette voie, un autre est passé sur la voie où nous étions avant…
Il n’y a pas d’arrêts officiels, chacun monte et descend où il le souhaite, c’est pour cela que c’est si long.
Du coup, nous nous sommes mis au milieu de la route, des deux voies, pour enfin sauter dans le bus vert, en cours de route.
Le bus est plein à craqué et en piteux état.
Nous sommes arrivés après 1h15 de bus dans le village de Calderon. C’est le marché aux fruits et aux légumes dans toutes les rues.
La spécialité de ce village, consiste à fabriquer des figurines de crèches, ou en costumes, des animaux, des décorations, en pâte à sel ou appelé ici, « Masapan ».
Les crèches sont originales, avec les rois mages aux allures de père noël, sur les dos de lamas. J’adore…
Les décorations, à mettre dans le sapin, représentent des ânes, des lamas, des éléphants, des baleines ou des tortues multicolores…
Il y a peu de boutiques ouvertes aujourd’hui, car en plus d’être dimanche, c’est l’heure de la sieste, entre 14h et 16h30.
Nous avons repris le bus pour Quito vers 16h, afin de rentrer tôt pour commencer la préparation de nos sacs, pour ensuite tomber de fatigue vers 21h.
Aujourd’hui, c’est la dernière journée de ce merveilleux voyage.
Nous avons décidé de conclure ce voyage autour du monde, là où se trouve le milieu du monde, sur la ligne équatorienne, dans le village de la Mitad del mundo (milieu du monde).
Nous avons pris tout d’abord un métrobus, après en avoir loupé et laissé passer trois.
Comme nous prenons la ligne bleue et que les metrobus qui passaient été jaunes, nous étions entrain d’attendre avec logique, les bleus (car ils existent).
Bref, la ligne bleue est représentée par des bus jaunes, et je suis sûre que la ligne jaune a des bus bleus, pourquoi faire simple…
Une fois dedans, contrairement aux bus, le metrobus est plus rapide, car il a des arrêts déterminés, avec des noms de stations.
Au bout de 40min, nous arrivons au terminal des bus de la station nord de Quito, afin de prendre un bus normal, pour à nouveau 40min de transport, avant d’arriver dans le village « du milieu du monde ».
Le village n’est pas très beau, entre béton, stand de souvenir et restaurants.
L’allée s’ouvre avec les statues des membres de l’expédition Française, dont son représentant le plus important, Mr de la Condamine.
Sur une place, se trouve le monument et la ligne de l’équateur, mesurait et découverte en 1736 par cette expédition.
Les mesures prisent à cette époque, qui devaient donner naissance au système métrique, établirent que la terre n’était pas parfaitement ronde et qu’elle présente un renflement à l’équateur.
Le monument, de pierre trapézoïdale, haut de 30m, est surmonté d’un globe terrestre de cuivre.
Un peu plus loin, à une centaine de mètres, se trouve le musée solar Intinan.
C’est ici que passe véritablement l’équateur, découvert il y a 10 ans grâce à un GPS.
La ligne ne se trouve donc pas là où se dresse le monument et la ligne de l’expédition. (Pour l’époque, au XVIII, ils n’étaient pas très loin de la véritable ligne.
Le musée a une exposition en plein air consacrée à la géographie astronomique, qui permet de comprendre l’importance de la situation géographique de l’équateur.
Il y a entre un chronomètre solaire, élaboré en 1865, qui indique précisément, à partir des seuls rayons du soleil, l’heure astronomique et conventionnel, le mois, le jour et la saison.
Il y a différents tests à faire, comme celui du globe, posé sur ligne.
Si vous vous mettez à gauche de la ligne, le globe tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et à droite de ligne, le globe tourne dans le sens des aiguilles.
Si vous poser un lavabo rempli d’eau, par exemple sur la ligne équatorienne, et que vous ôtez le bouchon, l’eau s’écoule verticalement, si vous déplacez le lavabo à gauche de la ligne équatorienne, l’eau va faire comme un petit tourbillon, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, et à droite de la ligne, l’eau fait un léger tourbillon dans l’autre sens.
Du coup, ils ont conclu que l’équateur ne pouvait subir de tornades en étant placé ainsi, à cause de la force des deux hémisphères qui s’opposent, tandis que l’équateur est à zero, au milieu.
Il y a aussi le test de l’équilibre, il est impossible de marcher droit sur la ligne. Comme il n’y a aucune force sur la ligne, il est très difficile d’avoir un équilibre, en général naturel, car il est dû à l’attraction des deux hémisphères.
Le nom de Quito veut dire, Qui = Centre et TO = terre.
Lorsqu’il y a le solstice d’hiver et d’été, l’ombre disparaît complètement, sur la ligne équatorienne.
D’autre part, nous pesons moins lourd sur la ligne, car cela est dû au fait que la force centrifuge est plus forte à l’équateur qu’aux pôles.
Après toutes ces expériences convaincantes pour certaines et un peu moins pour d’autres, nous avons profité de ce moment, et de la ligne.
Le guide nous a expliqué d’autre chose, sur les traditions en équateur. (Le guide est obligatoire, c’est inclus avec le ticket d’entrée).
Pourquoi avaient-ils des têtes réduites et comme les faisaientt - t - ils, ou l’importance des cochons d’inde, à part celui d’être dans son assiette….
Cyril s’est même entraîné à la sarbacane sur un cactus au loin. Il faut savoir, qu’elle est toujours utilisée en Amazonie, et que la distance de la flèche, peut aller jusqu’à 40m.
Ils s en servent entre autres pour chasser le singe, pour sa viande mais aussi pour en faire des têtes réduites.
Auparavant, ces têtes réduites aussi appelées Tzantza étaient faites avec des têtes d’humains. Ils faisaient cela car ils considéraient que la tête contenait le savoir et l’esprit.
Par peur que l’esprit ne continue de vivre, et par crainte des mauvais sorts, ils coupaient la tête, ôter les os et les dents, faisez bouillir la tête dans une marmite pour la réduire, cousaient les yeux, la bouche et les oreilles, afin que les esprits ne puissent pas sortir et ils laissaient ensuite sécher la tête au soleil quelques jours.
La tête réduite était aussi une façon de garder l’esprit d’un membre de sa famille chez soi, mais pouvait aussi être un trophée, comme la tête d’un ennemi.
Aujourd’hui cela est encore pratiqué mais normalement qu’avec des singes, car pour devenir Chaman, il faut être capable de réaliser une tête réduite.
On nous a aussi expliqué l’importance du cochon d’inde dans leur culture, qui n’est pas qu’un met.
Le cochon d’inde qui se trouvait par centaine dans les maisons des gens, permettaient de dire si une personne avait en elle un mauvais esprit. Comment ?
En faisant un bruit, « cuy cuy », c’est d’ailleurs pour cela que cochon d’inde se dit cuy, ici.
Le Chaman s’en servait aussi pour comprendre la maladie de quelqu’un, et se pratique toujours avant d’aller voir le docteur.
Il passe le cochon d’inde sur le corps de quelqu’un de malade, et lorsque le cochon d’inde fait cui cui sur une partie du corps, la maladie ou les maux sont localisés. Ensuite, ils vont ouvrir le cochon d’inde pour voir ce qu’il a dans son sang, afin de déterminer la cause ou les maux d’une façon plus précise.
Les cochons d’indes approchés n’ont pas fait cuy cuy hier, donc pas de mauvais esprits et une bonne santé !!
Nous avons aussi vu la construction d’une maison typique des paysans Equatoriens du XVI éme s. Les murs sont faits avec un mélange d’excrément séché et de bambou. Il y avait toujours deux maisons, une pour dormir avec la cuisine et l’autre pour les animaux.
Les enfants dormaient dans le même lit que leur parent jusqu’à l’âge de 12 ans, puis ensuite dormaient à l’étage. Les relations ne se passaient pas dans le lit, mais sur le sol, car Pachamama qui représente la terre, ou le sol, est aussi le symbole de la fertilité.
Des masques d’animaux sont accrochés sur les murs.
Les masques traditionnels sont des représentations d’animaux, car pour les Chamans, les animaux ressentent les choses bien plus profondément que nous. Par exemple, lors du tsunami, les animaux étaient agités bien avant que la catastrophe n’arrive.
Ainsi, ils mettaient ces types de masques pour les cérémonies, afin de rentrer en transe.
Lors de la venue des Espagnols, afin de faire croire que ces masques n’ étaient pas une forme de sorcellerie et tout simplement un genre de carnaval, ils ont remplacé les animaux par des masques de tête d’homme blanc à nez rouge. Une façon de se moquer des Espagnols, et de leurs nez qui devenaient rouges, dus au soleil qui tape bien plus ici.
Dans la cuisine, il pendait les objets qui servent à punir quiconque n’aurait pas respecté les trois règles, ne pas mentir, ne pas voler et ne pas être faignant.
Celui qui ne respectait pas ces trois règles, devait se faire fouetter avec de la peau de vache tressée, avec au bout un pied de chèvre, puis ensuite fouetté avec une herbe qui était du poisson douloureux, pour ensuite finir sous un grand saut d’eau froide….
Nous sommes rentrés à Quito pour vite nous rentre au registre civile où j’avais rendez-vous, pour continuer mes recherches. En une heure, j’ai trouvé de bonne piste dont une cousine toujours vivante, de ma grand-mère, à Guayaquil, et des cousins éloignés…
Je dois y retourner demain matin à 8h30 pour terminer.
Nous avons ensuite filé dans le nouveau Quito pour terminer une ou deux courses, puis retour express dans le vieux Quito, pour faire quelques photos pendant le coucher de soleil, puis un repas vite fait avant de préparer les dernières photos, le texte, puis les sacs.
Nous partons demain après – midi et nous ne réalisons toujours pas que dans quelques jours ce sera un retour à la vie normale, monotone, sans surprises, comparée à notre façon de vivre la vie à fond chaque jour.
Sur ces belles paroles, je vais conclure ce dernier carnet de récit, quoique qu’il y en aura peut – être un autre sur notre voyage de retour et le stop à Madrid.
De toute façon, je vous écrirai, d’ici quelques jours, la conclusion de ce voyage, une fois le retour à la réalité.
Nous arriverons le 22 en fin de journée à Paris et, heureusement il y a mes copines, toujours là dans les bons et les mauvais moments aussi.
En l’occurrence, ce sera pour ma part plus facile de rentrer en passant pas la case « amies », ce sera une transition plus douce.
Elles ont répondu et répondent toujours présentes.
Elodie, sera là pour nous accueillir et transférer les tonnes de sacs puants, que nous ramenons, pour ensuite nous rendre chez Julie, célèbre pour sa rubrique « julie’géo » dans les carnets quotidien, qui sera la dernière Guesthouse de ce périple.
Nous arriverons peut-être à avoir Peggy, si elle n’est pas coincée entre deux guitares électriques, en plein pogo dans la boue…
Encore merci à tout le monde de nous avoir suivi, et pour les messages au quotidien.
Les dernières photos sont sur le site dans les dossiers suivant : Quito suite et l’autre dossier : Mitad del mundo
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