Première journée à Guayaquil, où nous avons commencé notre balade par la grande rue commerçante et artère principale la « 9 de octubre ». Il y a des fast-foods, des magasins multimédias et des établissements de crédits, et tous les magasins ont des vigiles avec gilets par balle.
Je trouve Guayaquil moderne, et plutôt propre. Il y a des passages piétons qui font de la musique pour traverser, des policiers à chaque coin de rues, et des agents de la circulation. Pour un pays d’Amérique du sud, les voitures ont la courtoisie de laisser passer un peu plus les piétons.
Notre accent et notre façon de parler l’espagnol font beaucoup rire les Equatoriens et nous avons même du mal à nous faire comprendre, tandis que nous avions moins de problème en Bolivie ou au Pérou. Ce qui est bien et drôle à la fois, c’est qu’ils nous corrigent lorsque nous faisons des fautes (fait, jamais encore rencontré jusqu’ici).
D’autre part, nous avons beaucoup de mal à les comprendre aussi, je trouve qu’ils parlent vite avec une sorte d’accent Brésilien, disons que c’est plus chantant comme accent, et parfois en fin de phrase, ils poussent un petit « youuuu », à la façon, Chico le Brésilien. Vous comprendrez que c’est un plaisir de les écouter parler, sauf que nous ne comprenons parfois pas un seul mot.
La population est très métissée. 25% descendent des peuples présents avant la conquête, la majorité étant des Quiches (Quechua). Les Mestizos (issus du métissage entre indigènes et Européens), forment 65% de la population. Puis les afro-équatorien, qui représente 4%, vivant surtout au nord ouest du pays.
L’Equateur est le pays ayant la plus haute densité de population de l’Amérique du sud, environ 49 personnes au km2. 30% de la population s’entasse à Quito et Guayaquil.
Nous trouvons qu’il y a beaucoup de problème d’obésité, bien plus que dans le reste de l’Amérique Latine. Il y a tellement de fast - food, des burgers king, des mac do, des KFC, des donuts, des glaces et des sodas…
Les gens sont très courtois et très aimables. Parfois même si quelqu’un nous voit entrain de chercher quelque chose sur une carte, il nous interpellera et nous demandera si il peut nous aider pour notre chemin.
Il faut dire aussi que la courtoisie et la salutation, sont deux notions importantes pour les Equatoriens. Avant de demander quelque chose, ils diront toujours, bonjour, comment allez-vous, avant d’enchaîner…
La politesse est très appréciée et nous l’apprécions.
Par contre cracher, uriner ou se mettre les doigts dans le nez en public, est fréquent !
Les filles s’habillent assez Olé olé malgré leur rondeur, il faut dire qu’il fait chaud aujourd’hui, 30°.
Nous avons poursuivi notre route, en passant devant l’église San Francisco, qui fût construite au début du XVIIe s., puis rasée en 1896, par un incendie qui ravagea des quartiers entiers. Elle fût reconstruite en 1902 et restaurée dans les années 90. Devant l’église se trouve une statue de Vicente Rocafuerte, premier président natif de l’Equateur au pouvoir de 1835 à 1839, est le premier monument public de Guayaquil. (Le premier président de l’Equateur était Vénézuélien.
Nous sommes arrivés au milieu de la promenade de la Malecon 2000, qui longe le Rio Guayas, sur 2,5km.
Cette promenade, est à Guayaquil, ce que Central park est à New york. (sans les coureurs mais les fast - food à la place). Toute la ville s’y retrouve pour se promener, manger et faire du shoping. C’est un des plus grand projet de rénovation du continent sud-américain. (Airs de jeu, plans d’eau, cinéma, centres commerciaux et des points de vue).
Nous avons décidé de faire de la longer la promenade du centre au nord et demain nous ferons le sud.
Nous commençons par la Rotonda. Cette statue représente la rencontre historique, mais énigmatique entre Bolivar et San Martin, qui eut lieu ici en 1822. De ce monument, nous avons une vue sur le nord, les berges, le quartier colonial de las penas, le cerro santa ana, et au loin le pont reliant Guayaquil à Duran, le plus grand du pays.
Nous avons longé la promenade, qui malgré son aspect un peu disneyland, permet de se détendre et de se promener tranquillement en pleine ville. Nous apercevons au loin et sur les hauteurs, des constructions et des maisons de toutes les couleurs. C’est ici, que nous nous rendons, quartier de las penas et de cerro santa ana, il va falloir monter des marches…
Ces deux quartiers historiques accueillent des maisons peintes de couleurs vives et des rues pavées. Tout le monde se retrouve dans ces quartiers, après avoir flâné sur la Malecon, surtout le soir pour boire un verre. L’escalier pour se rendre en haut, à des marches numérotées.
Nous arrivons au cerro santa ana, après 450 marches, puis au fortin del cerro.
Les canons, qui protégeaient autrefois Guayaquil des pirates, sont pointés vers le parapet et le fleuve. Puis nous sommes montés en haut du phare afin d’avoir une vue panoramique sur toute la ville. Le ciel est un peu couvert, malgré une chaleur étouffante.
En redescendant, nous avons flâner dans la rue historique Numa Pompillo Llona, nommée ainsi, en hommage au Guayaquileno auteur de l’hymne national. La rue abrite d’anciennes demeures coloniales, en bois. Plusieurs artistes habitent dans ce quartier, qui a des galeries d’art et des expositions en permanence.
En partant, nous nous sommes arrêtés devant l’église Santo Domingo, restaurée en 1938. Certes, les sud américains sont très croyants, et du matin au soir, ils rentrent et sortent des églises, mais par contre, vous pouvez être habillé en mini jupe léopard et brassière, et botte à talon, ou ados en tshirt de tête de mort, sans problème…
Nous avons pris un taxi pour la gare routière, afin d’acheter un billet de bus pour Cuenca, pour le 25, sauf, qu’ils ne vendent pas réservation, il faudra revenir le jour même, une heure avant le départ.
Nous sommes rentés par le parc centenario. Cette place est la plus grande de Guayaquil, avec au centre la colonne de la liberté, entourée des pères fondateurs du pays.
Cette ville est agréable, car il y a plein de parcs, très bien entretenus, pour se détendre.
La journée s’achève, et afin de ne pas manger du poulet frite, nous achetons des fruits et des légumes au supermarché pour dîner dans la chambre. J’ai finalement acheté un énorme melon, que nous mangerons ce soir. Je ne vous dis pas l’odeur dans la chambre, le lendemain matin.
Il faut dire que la vie est très chère ici, la monnaie étant le dollar Américain, et à deux entre la chambre, les repas et un taxi, nous avons dépensé 60 euros … C’est énorme, et pourtant nous avons pris la chambre la moins chère.
L’arrivée du Dollar comme monnaie en 2000, a fait grimper les prix.
60 à 70% de la population vit au dessous du seuil de pauvreté.
Aujourd’hui, le 24, c’est l’anniversaire de Simon Bolivar et le 25 de la fondation de Guayaquil. Il y a de l’ambiance et ce soir, il y a aura un feu d’artifice sur la Malecon.
Ce matin, nous nous sommes rendu au parc Bolivar, qui est fermé juste pour la matinée à cause d’une cérémonie officielle qui s’y déroule.
Nous décidons de finir la promenade de la Malecon, en passant par la tour de l’horloge. La construction originale date de 1770, mais elle fut remplacée plusieurs fois. En face de l’horloge, il y a le palacio municipal, séparé du palacio gobierno. Je suis allée dans le palais municipal pour voir si il y avait un moyen de retrouver un peu de famille, (mon arrière grand-père étant né ici), après avoir fait tout le bottin hier. Le responsable me reçoit très gentiment, et nous offre même de partager un peu de ces fameuses bananes équatoriennes, le temps que je le lui explique mon histoire. Il me demande ma nationalité, et lorsque je lui dis Française, il se lève, tout content, pousse le fameux yououou ! et me dit de le suivre et qu’il va m’aider. Nous sommes allés dans un autre bâtiment, où il a demandé à un employé de chercher dans son ordinateur des informations. Comme il n’y a rien, il m’a emmené dans un autre bâtiment, où il y a une immense file d’attente, ce sont les bureaux des registres civiles. Il passe devant tout le monde, pour se renseigner, et il n’y a toujours rien. Il est vraiment très gentil et tout désolé de ne rien trouver. Il me dit qu’il faut que je me rende au même endroit mais à Quito, car ici ce ne sont que les registres de Guayaquil, tandis qu’à Quito, c’est un registre national.
Nous longeons ensuite le musée naval, puis le monument Olmedo, qui rend hommage au poète Equatorien du même nom, qui fut le premier président du premier territoire équatorien indépendant de l’Espagne. Pour finir la Malecon, nous avons été au Mercado Sur, parfois surnommé le cristal palace. Ce marché couvert, en acier et verre, a été conçu par un architecte Belge en 1907, c’était alors le plus grand marché de la ville. Il n’abrite plus que des expositions à présent.
Au retour, nous sommes retournés au Parc Bolivar, fermé ce matin. Ce parc accueille des iguanes terrestres mesurant jusqu’à 1mètre, en pleine liberté. C’est assez drôle de les voir courir dans le parc, entre les jambes des gens assis sur les bancs, qui sursautent et qui pour certain, quittent les bancs…
D’autres iguanes sont perchés au-dessus de vous dans les arbres, et parfois, ont des petits oublis et urines ou pire, sur les gens en dessous…
C’est vraiment impressionnant à voir. Nous avons pu les toucher, c’est une peau assez étrange et la peau de la tête a un aspect de pierre.
A la sorti du parc, se dresse la cathédrale. Cet édifice originel en bois de 1547 a brûlé. L’actuel fut achevé en 1948.
Je suis rentrée en fin d’après - midi, pour vous raconter tout cela et préparer les photos, car demain, nous partons vers 8h pour Cuenca.
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