Nous avions décidé la veille de quitter Banos après le petit– déjeuner, pour Quito, à cause du mauvais climat, nous avons changé d’avis lorsque nous avons vu une éclaircie vers 9h.
Et nous avons vraiment bien fait d’y croire.
Nous nous sommes levés à 7h car nous avions prévu de nous rendre de bonne heure aux bassins de la Virgen, car passé 9h c’est un enfer tellement il y a du monde.
Il pleut des cordes, et malgré que les bains soient chauds, ils ne sont pas couverts et il pleut vraiment très fort pour y être.
Nous avons dû attendre que cela se calme, pour nous y rendre vers 8h30.
Même si il y a plus de gens dans ces bassins, qu’à ceux du Salado, où nous avons été il y a 3 jours, nous trouvons le cadre plus plaisant, entourés de montagne et de la grande cascade de la virgen.
L’eau chaude nous fait du bien, après le cheval d’avant hier, sans oublier que cyril avait celui qui s’appelait « el loco » (le fou)…
Et puis il a tout de même fait un essai de galop et un peu de trot.
Autant dire que vu la démarche que l’on a ce matin au réveil, nous nous sommes baptisés « galopir » (galoper en espagnol), pour Cyril et « trotinar » (trottiner) pour moi.
Malgré quelques gouttes de pluie lorsque nous sommes dans les bassins, nous apercevons au loin un peu de soleil qui tient tête aux nuages, et qui essaye de se faire sa place….
C’est décidé, nous resterons cette après-midi encore, pour faire de la marche et nous partirons demain matin pour Quito.
Il est 10h passé, lorsque nous quittons les bassins de la vierge, pour nous rendre au cyber café pour envoyer des photos.
Nous avons déjeuné dans un restaurant végétarien, dont le cuisinier est aussi peintre.
Du coup la salle pour déjeuner sent fort la peinture puisqu’il peint et expose dedans.
C’est assez drôle. De plus, les menus sont sur des toiles et peints, avec des noms de plats comme « explosion de legumbre », « concierto vegetariano » ou « puree papas y mas »…
C’est très copieux et délicieux.
Le ventre bien rempli, nous partons pour faire la marche qui mène au point de vue Bellavista, où une grande croix blanche domine Banos.
Le chemin est boueux, et, il y a sûrement eu des glissements de terrains avec la pluie de ces derniers jours. Nous nous enfonçons petit à petit à travers la végétation, lorsque ce n’est pas nos chaussures dans l’eau et la terre molles. Parfois, il nous faut escalader des pierres, et monter toujours monter…
Nous avons mis 1h30, pour monter au point de vue Bellavista, où nous jouissons d’une vue splendide sur tout Banos.
Nous avons un peu flâné au soleil, à admirer la vue, près de chevaux qui servent à redescendre des touristes montés en voiture.
Le ciel est dégagé de ce côté, et toujours couvert du côté du volcan.
La redescente ne sait pas fait rapidement, car le terrain est très glissant, et nos semelles de chaussures si usées que nous faisons presque du ski sur boue, et de plus comme j’ai mal au genou, nous prenons notre temps.
Nous passons acheter de l’eau pour repartir, à l’autre bout de la ville, pour emprunter un autre sentier de randonner qui mène à la Virgen del agua santa.
Le soleil s’est levé de ce côté – ci, alors qu’il était couvert lorsque nous étions à Bellavista, et à présent, c’est le contraire.
Nous apercevons sur les hauteurs un petit point blanc, et je crois bien que c’est ici que nous allons. Il va falloir à nouveau monter.
Cela a commencé avec des marches et de la pluie sous du soleil, et plus nous montons, plus la vue est belle. De plus, un arc ciel surplombe la vallée en passant exactement où nous étions tout à l’heure, sur la croix de Bellavista.
5 min après, nous assistons à un double arc en ciel, le spectacle est fantastique, ce qui nous fait un peu oublier l’ascension qui n’est pas facile et qui paraît interminable.
Après les marches, nous empruntons un sentier puis ce sont à nouveau des marches à l’infini, qui montent raides. Nous sommes sur les genoux, et je termine en m’aidant de mes mains et de la rampe.
45 min après, soit 1km de montée, raide, nous arrivons près de la vierge, avec une superbe vue sur le volcan tungurahua. C’est la première fois depuis notre arrivée à Banos, que nous pouvons voir son cratère un peu près dégagé.
Comme il y a du vent cette après-midi et que les nuages ont l’air de bouger, nous patientons un peu, espérant le voir encore mieux.
Notre patience et l’ascension a porté ses fruits, et 10 min après, nous avons la chance d’assister à une explosion, avec un nuage gris qui est sorti, puis qui a pris de l’ampleur dans le ciel comme un petit champignon atomique. C’est impressionnant à voir.
La face du cratère que nous pouvons observer, se trouve être la face opposée, où nous avons été à cheval, il y a deux jours.
En redescendant, nous avons assisté à une deuxième explosion, et de plus, l’arc en ciel est revenu sur Banos,
Nous sommes comblés, et bien fatigués de retour dans notre chambre.
Du coup, je suis allée faire un nouveau massage de 30 minutes. La femme vous pose des pierres chaudes sur le vendre jusque sur le visage, 7 pierres en tout, pour les 7 points des chakra. Avant de les mettre, elle masse sous le nombril, pour ouvrir le chakra principal.
En tout cas, je suis tellement relax, que je m’endors à chaque fois.
Aujourd’hui, samedi, nous sommes partis pour Quito par le bus de 11h30.
Demain, nous finirons nos derniers achats, et nous partirons dans l’après-midi, visiter le village de Calderon, où ils fabriquent des personnages (souvent de noël), des poissons, des portes bougies, en pâte à sel.
Et puis lundi, ce sera notre dernière journée, où nous irons voir l’endroit où passe la ligne équatorienne, le centre du monde…
Et mardi, nous prendrons notre avion vers la France, pour boucler la boucle de ce voyage.
Les photos sont en ligne dans le dossier Banos et dans un 2eme, qui se nomme Banos suite.
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