Bain sur les pentes du petit enfer

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Equateur - Banos
de priscilla, le 13-08-2007

Bain sur les pentes du petit enfer

Nous avons quitté la ville de Quito sous de gros nuages gris pour arriver 4h après, sous la pluie dans la ville de Banos. Les quelques kilomètres avant d’y arriver défilent sur une route unique pour les deux sens, pleine de boue et de pierres effondrées, entre le vide et le flanc de la montagne.
Banos compte 12300 habitants et se trouve à 1800 m. d’altitude, nichée dans une vallée luxuriante sur les pentes du volcan Tungurahua (« petit enfer » en Quechua).
C’est une destination populaire pour les Equatoriens et les étrangers, car il y a beaucoup d’activités : le VTT, le rafting, les promenades à pied ou à cheval, ses bains thermaux et l’observation de son volcan encore actif.
En 1998, il y a une augmentation de l’activité sismique du Tungurahua, et il fut alors classé en alerte jaune, ne présentant que des signes de réveils sans vraiment qu’il y est de risque d’éruption.
Les sismologues l’ont ensuite classé en alerte orange, lorsqu’un alpiniste australien et son guide équatorien eurent été brûlés par une éruption gazeuse en octobre1999.
Deux semaines après cet incident, le volcan se mit à cracher des nuages de vapeur et des cendres à plusieurs kilomètres de haut et les retombées de cendre sur les alentours devinrent régulières.
La nuit, des torrents de lave incandescents coulaient le long de ses flancs.
Les autorités ordonnèrent alors l’évacuation de plus de 20 000 habitants de banos et des villages voisins, fermant la route unique qui se rend à l’est, au sud et au nord.
Les semaines sont devenues des mois et, en janvier 2000, aucune éruption de grande ampleur, n’avait endommagé Banos.
Impatients de rentrer chez eux, les habitants ont alors désobéi aux ordres du gouvernement et se sont heurtés aux militaires. Il y a eu un mort et plusieurs blessés.
Peu après un accord, a été conclu et quelque 3000 personnes ont pu se réinstaller en ville.
Progressivement, les touristes et le reste des habitants sont revenus et la vie a repris son cours. Resté en alerte orange jusqu’en septembre 2002, Banos se trouve à présent en alerte jaune, avec un volcan qui crache toujours cendre, vapeur et fumée…
La région est toujours considérée comme potentiellement dangereuse, mais tellement belle que l’on ne peut pas résister que d’y venir s’y détendre.
Banos qui signifie « Bains » est une ville renommée pour ses bains thermaux alimentés pour la plupart, par des sources qui jaillissent au pied du volcan.
L’hôtel que nous avons trouvé est économique et en plein centre. Nous avons une grande chambre très claire, avec pleines de plantes vertes et notre propre salle de bain. C’est très propre.
Il y a un balcon, avec vue sur le volcan et une cascade, sans parler de la grande terrasse mis à disposition à l’étage, avec une vue panoramique pour prendre les petits-déjeuners ou profiter des chaises longues lorsqu’il fait beau.
Les petits - déjeuners, parlons-en, il y a du pain fait maison tous les matins, des jus frais et le double pancake avec de la banane, de la papaye, de l’ananas et pour ceux qui le souhaitent, du yaourt et du miel en plus, dessus.
L’hôtel a internet gratuit (connection très lente, juste bonne pour lire ses emails, c’est déjà bien) et des films à disposition.
Dernière chose, que nous allons essayer dans deux jours, ils ont aussi des bains à vapeurs, avec des séances tous les matins.
A nous, les cinq jours de détente, entre bains à vapeurs ou thermaux, massages suédois aux pierres chaudes, et promenades à pied et à cheval….
Nous avons retrouvé nos amis Canadiens que nous avions rencontrés à Puerto lopez afin de se fixer un rendez - vous le lendemain et nous nous sommes écroulés de sommeil vers 21h.
Il est 9h du matin, lorsque nous ouvrons un œil et les rideaux pour découvrir un paysage dans le brouillard et sous une pluie battante.
Nous avons alors pris tout notre temps pour prendre notre savoureux petit - déjeuner.
J’ai traîné sur internet, et j’ai ensuite rejoint Cyril et les Canadiens, sur la terrasse pour jouer aux cartes, le temps que la pluie passe.
Vers 15h, nous avons profité d’une éclaircie, pour nous rendre aux bains thermaux de la Piscina El Salado, à 2,5km de la ville.
Il y a plusieurs bassins, tous non couverts, dont un bouillant, un à moyenne température, un tiède, et un froid, plus une piscine.
L’eau des bassins, constamment recyclée, paraît boueuse en raison des minéraux qu’elle contient ; chlorate, magnésium et sulfates font parties des principaux éléments bénéfiques.
Le bassin bouillant est un régal, que nous alternons de temps en temps avec celui qui est glacial, quelques minutes, afin d’améliorer sa circulation sanguine.
Nous y avons passé une bonne heure, et bien détendu, nous sommes redescendus en ville à pied, admirant la vue.
Nous avons prévu demain, un bain à vapeur à l’hôtel et une ballade à vélo, pour découvrir les cascades des alentours, avec nos amis.
Aujourd’hui, mardi 14, nous voilà prêt pour notre bain, sauf que nous ne sommes que trois, le copain d’Erin étant malade sûrement à cause de la nourriture, je ne pense pas qu’il sera d’attaque pour le vélo.
Les bains à vapeur dure trente minutes et il faut être à jeun.
Vous êtes chacun dans une boîte en bois, fermée, avec juste la tête qui dépasse.
Dedans, il y a des plantes et, il y fait très très chaud (température, que vous pouvez tout de même régler à votre guise).
Cela dure 4min, puis il faut sortir pour se passer une serviette d’eau glacée, de bas en haut, devant et derrière, avant de retourner dans le caisson à vapeur, à nouveau pendant 4min, et ainsi de suite 3 fois.
Ensuite, il faut s’asseoir dans un bac d’eau très froide et se masser le ventre, avant que celui qui supervise, ne finisse par vous éclabousser tous le corps d’eau glaciale.
Retour dans le caisson, puis 4min après, c’est une bassine d’eau froide, que l’on vous verse sur les épaules.
Un dernier tour dans le caisson, avant que l’on vous asperge de loin avec un tuyau d’eau froide, à très forte pression. De face, en insistant sur le ventre (ou les bourrelets), les mains, et tout le corps, puis de dos, de profil, la plante des pieds (ca c’est horrible, je n’arrêtais pas de rire), puis avec un jet moins fort, à nouveau de face, de bas en haut, avec le visage en plus.
Voilà, c’est terminé. J’ai beaucoup rigolé, c’était aussi très drôle de voir Cyril dans son caisson à vapeur, et sous le jet d’eau froide.
Nous sommes super relax en sortant, prêt pour un double pancake en terrasse, car aujourd’hui il y a un peu de soleil.
Nos deux amis Canadiens sont malades, Erin aussi, sans doute à cause du bain à vapeur, car elle était enrhumée avant de le faire. Du coup, pas de vélo aujourd’hui, ils sont au lit entre fièvre et maux de ventre.
Comme il fait plutôt beau, nous avons décidé d’aller nous promener et de nous retrouver plus tard vers 14h.
Sur le chemin, à la limite de la sortie de la ville, il y a tous les stands de canne à sucre et de milcocha.
Banos étant réputé, pour sa milcocha, qui est un caramel que l’on ramollit en le suspendant à des piquets en bois, fixé dans l’embrassure de la porte des magasins.
La canne à sucre est une véritable friandise ici, et nous croisons beaucoup de monde, qui en a un sachet à la main. Ils font aussi du sirop de canne.
Le travail de ramollissement du milcocha est assez impressionnant à voir. Les gens qui le préparent, malaxent et tirent de grands fils de caramel, qu’ils enroulent ensuite.
Si bien, que vous pouvez voir au loin des hommes ou des femmes tirant d’énormes fils épais de caramel à l’autre bout du trottoir, les faisant voler dans les aires, habilement comme des lassos.
Ils vendent ensuite cela sous forme de barres, avec ou sans noisettes, et proposent aussi des carrés de lait sucrés, de goyave comme des pâtes de fruit, ou du turon (nougat).
Nous avons goûté la canne à sucre, beaucoup trop sucrée pour moi, mais visiblement très appréciée par Cyril, et le milcocha, que j’ai acheté pour ma mère, fan et championne mondiale d’engloutissement de caramels…
Nous avons repris notre route et avons marché plus de 3km, avant d’arriver à un point de vue pour admirer la cascade Ines Maria. Nous n’y sommes pas descendus, car le terrain en pente est très glissant après ces derniers jours de pluies.
Par contre nous sommes tombés sur un Zoo, qui n’était absolument pas mentionné dans notre guide. L’entrée n’est pas chère, et comme je meurs d’envie de voir un ours à lunette, nous décidons d’y faire un stop…
Vos aventuriers vont – ils pouvoir voir l’ours à lunette, le tapir et la tortue géante des Galapagos, iront - ils à la cascade del Diablo, et faire du cheval près du cône volcanique qui crache….Vous le saurez demain, dans le prochain épisode…
Je fais au plus vite pour mettre les photos en ligne, peut – être une partie demain soir.
Ps.de derniere minute : Suite a une mauvaise manipulation, toutes les photos du pays Equateur ont ete efface (des heures de travail). Nous allons tout refaire mais cela va nous demander une bonne journee.









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