Après une deuxième journée, et cette marche mémorable dans la pampa qui nous a donné l’impression d’être dans l’émission des insomniaques, « Chasse et pêche » de TF1, nous nous sommes levés à 5h30 du matin pour notre dernière journée dans la pampa. Nous embarquons sur la pirogue alors qu’il fait encore nuit et nous avons dérivé sans le moteur, sûrement observé par la faune… En tout cas, nous les entendons, entre les cris des oiseaux, le rire des singes et le ploc ploc des crocodiles ou des piranhas, nous sommes bien entourés…
Lorsque la nuit commence à se lever, nous apercevons des ombres dans les arbres, comme un toucan qui nous regarde passer de son poste d’observation.
Il ne fait pas chaud, mais l’expérience est unique. La brume est encore couchée sur le fleuve, et le ciel commence à devenir couleur poudre de lune…
Après une demi-heure de dérive, nous accostons sur un bord du rio, pour nous rendre à un point de vu d’où nous pourrons observer le soleil se lever. Il y a encore de la brume sur la canopée à l’horizon, lorsque le soleil orange, commence à apparaître, attirant, pleins d’oiseaux.
C’est magnifique. Le ciel vient de troquer ses couleurs mauve rose contre du rouge orangé…
Nous rentrons prendre un petit déjeuné afin de nous réchauffer un peu.
Vers 9h30, nous avons repris la pirogue pour aller à la pêche aux piranhas.
Une fois accosté au spot, nous mettons un bout de viande rouge à notre ligne.
Au bout de 10 min, j’ai vite compris le truc, j’attends qu’ils croquent une ou deux fois pas plus et d’un geste rapide, je tire pour le faire sauter le plus souvent dans le bateau. Il faut faire plus vite qu’un autre poisson car vu les dents, cela mange vite…
Le premier à avoir eu une prise, a été Cyril, mais c’était une sardine !
Et la première à avoir attrapé un piranha, et bien c’est moi, la reine de la pêche aux piranhas…
Cyril en a attrapé 4 et des sardines, les deux autres garçons, deux chacun. Sauf que l’un d’entre eux c’est plutôt un et demi, car le premier qu’il a pêché, il n’a même pas eu le temps de le regarder et de savourer son trophée, car sa copine a marché dessus, l’écrasant !
Les deux filles du groupe n’ont rien attrapé, et pour ma part, dix à mon actif et 5 sardines…youhou championne !
Je ne sais pas trop si championne de pêche aux piranhas sur mon cv va réellement me servir à mon retour en France…
Après une bonne heure de pêche, nous avons repris le chemin du camp, où nous avons déjeuné, puis fait nos sacs, car nous rentrons à Rurrenabaque.
Il fait bien entendu un superbe soleil, pile le jour où nous repartons, et pendant nos trois heures de pirogue, nous apercevons plein de caïmans et de crocodiles se faire dorer la pilule, et de plus c’est un temps à anaconda.
Nous sommes arrivés à l’embarcadère, sauf que la jeep à 1h30 de retard.
Il y a des dunes de sables dans la voiture, et notre chauffeur va à tout allure, du coup nous avons été secoué pendant 4h, faisant des bons dans le 4X4. Nous sommes recouverts de sable, comme à l’allée. Nous souffrons tous de douleurs aux fesses, et je crois qu’il nous faudra bien plus qu’un massage au synthol, plutôt un bain de fesses au synthol !
Nous sommes arrivés vers 19h à Rurre, où nous attendez bien entendu une douche froide. Il faut dire qu’en Bolivie, c’est tout un poème le système des douches, et il est plutôt rare d’avoir une bonne douche chaude.
Nous avons dîné avec notre groupe, car ils étaient vraiment sympas.
Le lendemain, nous avons été dans un petit restaurant qui se nomme Café Piranha tenu par un Français, prendre un petit déjeuné gargantuesque. Il fait lui même sa baguette et ses croissants, et cela fait du bien de manger un vrai petit déjeuné.
J’ai passé la matinée à écrire le texte de la première journée pour vous l’envoyer au plus vite, nous avons déjeuné au même café, et avons récupéré notre lessive qui pue toujours autant même une fois lavée…
Nous nous sommes rendus à l’agence anaconda tour afin de nous plaindre, sur le fait que ce n’était pas correct de nous avoir remis dans les mains d’une autre agence qui n’a pas les mêmes prestations. Du coup, ils nous ont remboursé une journée d’excursion chacun, soit 36$ en tout.
Ensuite, nous avons attendu la navette pour nous rendre à l’aéroport.
L’avion a décollé avec un peu de retard, et je me suis endormie 5 min après le décollage. Car cela fait trois jours que je ne dors pas vraiment. Les turbulences m’ont réveillé, avec comme paysage à travers le hublot le sommet d’une montagne enneigée et le soleil orange qui se couché derrière.
Nous avons atterrit à la Paz, où nous avions oublié au combien il pouvait y faire froid.
Taxi et direction l’hôtel, où je me suis écroulée de sommeil.
Hier, le 28, nous avons fait une folie, après avoir eu un coup de cœur sur un totem (une sculpture) en bois de mara, mesurant 80 cm de hauteur et pesant 6kg, représentant le père des incas « monolito ». Le genre d’objet facile à porter ou à envoyer…
Comme ils n’avaient rien pour l’emballer, nous avons fait toutes les papeteries pour trouver du papier bulle…
Bah, oui, nous avions du temps à tuer cette journée là et nous ne savions pas comment passer le temps…
Le bulle est introuvable en Bolivie, ou alors disponible dans des magasins de tv, mais ils le vendent cher.
Nous en avons un peu et avons acheté des plaques de polystyrènes (qui ne coûtent rien), que nous avons découpées et scotchées autour de notre acquisition. Panne de scotch à un moment, nous avons fini à la ficelle. J’ai dû me séparer de ma couverture achetée en Inde, pour l’emballer dedans, puis nous l’avons encore ficelé comme un saucisson.
Direction ensuite la poste, où ils l’ont encore emballé et cousu dans des sacs à fruits.
Nous voulions l’envoyer en économique, ce qui prend plus de deux mois, mais ils le déconseillent lorsque cela est fragile. Car cela passe par des camions, des bateaux et des petits avions. Le postier m’a même mimé dans son bureau comment les avions atterrissaient et comment les paquets étaient traités, voir même comment les bateaux coulés !
Le prix de l’envoi est plus cher que l’objet ! Ca fait toujours mal un coup de cœur…
Aujourd’hui, nous allons acheter notre billet de bus pour notre destination de demain, Copacabana. Cette ville est située sur la rive sud du lac Titicaca, mais toujours côté Bolivien. Les températures prévues là-bas, sont entre -6 et 8°, ENJOY !
Les photos du 2eme jour et du 3eme jour sont en ligne.
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