Cyril va mieux, il s’est soigné au chocolat chaud, spaghettis bolognaise et Mojito (je ne sais pas comment il fait !!!).
Nous avons retrouvé des amis Français (en tour du monde aussi), rencontré à San pedro de Atacama, avec qui nous aurions dû faire la jungle si je n’avais pas été malade à Sucre.
L’après-midi s’est résumée à flâner et visiter, sans oublier un peu de shopping. Nous nous sommes rendu à la plaza et iglesia San Francisco. Cette basilique en pierre de taille, offre un mélange des styles espagnols et Mestizo du XVIéme s.. Fondée en 1548 par Francisco de Los Angeles, sous le poids de la neige, cette première structure s’effondra en 1610. La seconde a été élevée en 1744. On peut apercevoir aussi des pleureuses professionnelles,vêtues de noir, lors de cortèges funèbres.
Nous avons poursuivi dans les petites rues pavées, où l’on peut trouver un alignement de petites boutiques d’artisanat, de vêtements et d’instruments de musique en plus de petits commerçants aux stands improvisés sur les trottoirs.
C’est ici que Cyril a pu essayer cette magnifique cagoule que vous pouvez voir en photo dans le dossier la Paz.
Après cela, nous nous sommes rendus au marché de la Sorcellerie (Mercado Hechiceria). Il y avait une petite fête de rue, avec des joueurs de musiques et ceux qui habitent la rue, entrain de danser et de boire de la Cerveza. Le marché de la sorcellerie comprend des boutiques ou stands contenant des plantes, des remèdes traditionnels ainsi que des ingrédients moins orthodoxes, destinés à manipuler et/ou supplier les divers esprits malveillants et bienveillants qui peuplent l’univers Aymara (peuple Bolivien).
Par exemple, avant d‘ouvrir une boutique, il est préférable d’acheter un fœtus de lama et de l’enterrer sous la première pierre en guise de Cha’lla (offrande) à la Pachamama. C’est une façon d’avoir de la chance. C’est une pratique réservée aux pauvres Campesinos. Les Boliviens les plus aisés sont censés sacrifier un lama adulte.
Si quelqu’un est malade ou possédé par des esprits malins, il pourra trouver dans ce marché, un mélange d’herbes colorées, de graines ou de morceaux de bêtes ou insectes divers, qui feront l’affaire pour le guérir. Les représentantes de ces étales sont des guérisseuses (des Yatiri), coiffées de chapeaux sombres et portant des sacs à Coca. Elles peuvent dire la bonne aventure… (De notre côté, pas besoin, l’aventure, nous la côtoyons tous les jours, depuis 224 jours !)
Après que j’ai acheté, non pas un fœtus de lama pour mettre sous mon agence ANPE à mon retour, j’ai tout même fait l’acquisition d’une coupole de porte bonheurs dans du poil de lama. Il y a une représentation de la Pachamama et du serpent pour la chance, une tortue pour l’argent, un hibou (je crois que c’est pour l’amour), un crapaud et un espèce d’oiseau pour le voyage…
Juste pour le fun, j’aime bien tout c’est petits objets, plutôt qu’une flûte bolivienne dont je ne saurai jamais jouer !!
Après les visites, et les achats, surtout pour la famille, tout ne rentrant pas dans nos sacs, nous avons tenté une mission poste, qui n’était pas triste.
Il y a une petite salle dans le quartier touristique qui évite les complications des grandes postes générales. La femme est seule devant un petit bureau avec une balance (comme les petites postes touristiques en Inde). Elle nous dit qu’il faut acheter un sac exprès pour emballer nos affaires (genre les sacs de courses en plastique tressés que vous voyez sur les marchés). Ensuite il faut acheter un gros rouleau de scotch pour fermer notre « sac à fruits », un marqueur pour écrire dessus et deux copies de passeports à joindre avec !
Nous voilà en mission, réunir tous les éléments, un peu comme en Inde, en moins compliqué.
Le sac appelé « un borsa » est acquis pour la somme 0,10€, un rouleau de scotch dans une autre rue, quant au marqueur, c’est le seul objet acheté en Inde qui fonctionne encore !
En me rendant dans un bureau pour faire les photocopies de mon passeport, j’ai discuté avec la femme, lui demandant, si cela ne craignait pas trop d’envoyer un paquet de Bolivie. (Car les Français rencontrés, m’ont avoué, qu’ils n’oseraient pas envoyer d’ici ou du Pérou).
Après tout, nous sommes optimistes et avons une certaine curiosité des postes dans chaque pays que nous faisons, alors pourquoi pas a Bolivie ? De toute façon, nos sacs sont pleins.
La femme me déconseille la poste touristique, et me dit, de nous rendre à la poste principale, à 15 min de marche. Ils ont un service où ils font les colis.
Perdus, au bout de 10min, entre la circulation infernale et les noms de rues inexistants, nous avons rencontré un jeune Bolivien très sympa, qui se rendait justement à la poste. (Nous étions dans la direction opposée). La poste est un immense building. Le hall principal sert à la vente de timbres, et le sous - sol pour l’envoie de la colis et la douane. C’est rempli d’Israéliens qui envoient des colis de 20kg. Le personnel est très aimable, et très serviable. En plus de mes deux photocopies de passeport, il y a deux autres formulaires à remplir. Ensuite, il faut faire emballer à nouveau son paquet dans une toile en plastique qui est ensuite cousue au fil blanc presque comme en inde, sauf que la cire pour sceller, et remplacée par du gros scotch qui entoure le tout. Une copie de passeport dedans, du marqueur pour l’adresse, avec une note spéciale à écrire : « pas retour en Bolivie, No retour en Bolivia ». Je sens que ce paquet va plaire encore à ma grand - mère, qui les collectionnent de chaque pays !
Ensuite, le caissier, rentre votre numéro de passeport dans une caisse enregistreuse, le poids (3kg) et le prix de l’envoi. Un petit boleto (ticket) et c’est terminé. Vous pourrez voir ce magnifique paquet en photo.
Une bonne chose de faite, en 2H de temps… C’est bien mieux qu’en France, la poste ouvre de 8h à 19h.
Le soir, nous avons dîné dans un excellent restaurant Cubain.
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