Ce matin, nous avions rendez - vous à 6H45 devant notre guesthouse, pour partir en excursion toute la journée. Au programme, la même route que le train des nuages mais en van, puis le désert de sel et le village de Purmamarca, 430km au total.
Il fait très froid, surtout lorsque l’on attend jusqu’à 7H45 !!! Cela commence bien, et nous avions vu juste, en supposant que le retard devait être lié à des touristes « casse bonbon ». Pour conclure, nous avons 3 russes qui viennent d’un bled qui se trouve près de l’Alaska, qui prennent 4 sièges en plus des leurs, une Hawaïenne, qui dort sur les sièges arrières, les pieds en l’air sur la fenêtre, une guide qui débute aujourd’hui et 5 personnes qui sont du pays. Je crois que c’est la première fois que nous avons des touristes aussi mal élevés. Les trois Russes sont sans gênes, et qui en plus de monopoliser tous les sièges avec leurs affaires, baissent leurs sièges comme des chaises longues, écrasant les jambes de la guide. Ils ont dormi toute la journée, sauf si l’un d’entre nous oser ouvrir une fenêtre soit pour prendre une photo, soit pour prendre l’air, là ils ouvraient les yeux et disaient « you must shut the windows », chauffeur inclus. Au repas, ils ont cassé les pieds à tout le monde, empêchant les gens de commander pendant 20 minutes le temps qu’ils se décident. D’autre part, tout comme eux, les autres touristes ne voulaient jamais descendre du bus, soit ils prenaient leur photo dedans derrière la vitre, soit ils dormaient. On a trouvé cela pitoyable avec cyril, ils trouvaient, qu’il y avait trop vent, puis trop de poussière puis qu’il faisait froid et qu’ils étaient fatigués… A la fois, nous sommes dans le désert à 3000 mètres d’altitudes, donc pourquoi sont-ils venus ?
Fatigués d’être assis toute la journée dans un bus, mais pas fatigués lorsqu’il y avait des magasins à faire !
Bref, passons, même si, nous ne supportons plus trop les excursions en groupe. C’est à chaque fois le même scénario, ils aiment prendre des photos du bus, ne pas marcher et faire les shops… Moi, je dis, qu’ils devraient juste regarder les chaîne voyage dans leur canapé…
Nous avons donc quitté Salta dans la nuit noire et sous la neige !!! Incroyable et rare à cette période de l’année… Il a dû neiger toute la nuit, ce qui explique pourquoi, nous avons eu froid cette nuit, malgré notre chauffage, ou plutôt devrais-je dire chaufrette (chauffage qui a la taille et presque la forme d’un grille-pain, accroché comme un cadre de déco en haut du mur). Si j’y pense, je vous en glisserai une photo.
Nous découvrons les alentours de la ville, au petit matin, toute blanche, puis quelques km plus loin, un spectacle encore plus surprenant, le désert et ses cactus, recouvert de neige !
Le vent est fort, en plus d’être glacial.
Nous suivons le chemin de fer, « del tren a las nubes ». Avec le ciel blanc et lourd, nous ne voyons pas le haut des montagnes et à peine l’horizon. Effectivement, ce petit train porte bien son nom.
Cette ligne de chemin de fer avait été mise en fonction, pour le commerce, des vaches en autres, entre le Chili et l’argentine. Nous avons réussi à sortir du bus pour prendre une photo, sous l’œil endormi des autres occupants, d’un des ponts de la voie ferrée qui mesure 22m de largeur et 18m de hauteur, surplombant la rivière quebrada del toro. Cette rivière est à sec à présent, alors qu’auparavant elle était si profonde qu’il n’était pas possible de la traverser.
Plus nous avançons dans le temps, plus nous montons en altitude, plus j’ai mal au crâne.
Disons que j’ai de la chance, car lorsque nous voyons la guide ou les autres occupants, ils sont tous le mal de l’altitude et du transport qui fait des zigzags dans les montagnes. Cyril, quant à lui, RAS…il profite du paysage. Il n’a même pas besoin de mâcher des feuilles de coca pour supporter l’altitude. En fin d’après-midi– midi, j’en ai pris pour mon mal de tête et cyril en a profité pour essayer. Je vais faire rire ma grand - mère, mais, je trouve que cela a le goût d’épinard. Vous faites une boule avec une feuille que vous coincez dans le coin de votre joue, puis vous avalez votre salive, et vous en remettez une autre au bout d’un moment. Pour la prescription, jusqu’à dix dans la bouche, après vous ressemblez tout de suite à un bon vieux lama, qui mâchouille, faisant aller sa mâchoire de droite à gauche, voir même à un castor qui a une bonne rage de dent, à vous de voir…
La coca n’est pas illégale en Argentine, à partir du moment où vous n’êtes pas possesion de plus d’un kg par personne. Au Pérou, ou en Bolivie, vous pouvez en avoir plus.
C’est incroyable comment, le climat, peu vite changer. En à peine 5 min, le ciel blanc et la neige, s’est transformée en un ciel bleu azur et un grand soleil, toujours accompagné des bourrasques de vent glacial.
Nous sommes arrivés dans le village de Tastil. Le lieu est presque désert, je ne sais pas où se trouve les villageois, comme dans la plupart des villages traversés…
Tastil, contient les ruines d’un ancien site où vivaient les indigènes. Nous avons vu le site, mais n’avons pas eu d’explication, comme dans tout le reste du voyage.
Nous sommes à 4080 mètres à présent, et s’offre à nous le paysage de l’altiplano, avec des montagnes aux dégradées de couleurs fabuleuses. Des montagnes qui sont rouges, jaunes (souffre), vertes, ou pouvant aussi regrouper les trois couleurs sur une même montagne.
Tous les cactus ont des formes surprenantes et ils sont énormes pour certains.
Je crois que je sais, à présent, ce qui va le plus me manquer, à notre retour en France, ce seront, tous ces grands espaces, sauvages. Il n’y a pas un bruit, pas une maison, pas de présence humaine, et un tel sentiment de liberté, que c’est, dans ce genre d’espace, que vous pouvez rêver sans limite, et avoir à la fin des centaines de nouvelles idées et des nouveaux projets.
Nous arrivons dans le village de San antonio de los cobres (qui se trouve tout près de la frontière du Chili), pour l’heure du déjeuner. Heureusement, nous avions prévu nos sandwichs, car vu les plats servis aux clients et leur tête à leur première bouchée, nous étions ravis de notre anticipation, qui a la base était plus pour notre budget, explosé en Argentine.
Pendant que tout le monde manger, nous avons été nous promener dans ce village, aux allures de western. Les conditions de vie y sont très dures, surtout à cause du climat.
Déjà la journée en plein soleil, il fait très froid, mais de plus, le vent est violent, glacial, et vous fouette avec le sable qu’il emporte. Tous les locaux sont emmitouflés, ainsi que leur visage. Il est difficile de marcher face au vent, et de plus, vous ne voyez parfois plus rien, tellement vous avez du sable dans les yeux, voir même dans la bouche. Il arrivait que l’on ne voyait même plus le bout de la rue où nous étions, à cause de véritable tempête de sable. Les cours d’eau sont gelés à certains endroits.
Une fois sortis du restaurant, les gens sont remontés dans le bus, sans même être aller voir le village…
Irréel, que de découvrir, après plusieurs bornes, le désert de sel (salinas grandes), qui se trouve à 3700 mètres d’altitude. Il paraît que celui – ci est tout petit petit, par rapport à celui que nous verrons en Bolivie à Uyuni, mais tout de même, c’est une découverte et un spectacle surprenant. Les mots nous manquent, les photos vous les ferons découvrir bien mieux que mes mots. Et puis, je dois vous endormir, à parler, parler et détailler tout et rien…
Le sol, blanc, est tout craquelé. C’est un peu comme-ci nous étions sur une autre planète. Surtout lorsque vous apercevez les tailleurs de sel, recouvert de bonnet cagoule et de lunettes, à cause, de la réverbération, du froid et du vent… On a l’impression d’être dans le film « Mad max »…
Malheureusement, cela été rapide, car à cause du froid, tous les occupants ne sont restés que 5 minutes dehors et nous attendaient déjà dans le bus.
La dernière étape s’est déroulée dans le village de Purmamarca, (qui signifie la griffe du puma), dans la province de Jujuy. C’est un très bel endroit, perdu au milieu des montagnes tricolores et des cactus. Il y a comme un petit air de Provence qui plane, avec un petit côté sauvage. Il y a des arbres splendides, une petite place principale ensoleillée, des petites maisons aux couleurs vives pour certaines.
Sur le chemin du retour, alors que nous étions encore sous les derniers rayons de soleil de la journée, en 3 min, le climat a changé à nouveau. Vous verrez sur les photos, on voit le ciel bleu et au loin, un horizon recouvert d’un épais nuage qui avance. Et tout d’un coup, il y a un brouillard épais qui nous entoure, ne voyant plus rien à moins de 2 mètres, mais vraiment en un claquement de doigt. Puis, il s’est mis à nouveau à neiger, recouvrant tout le paysage.
Au bout de 50km, la neige s’est transformée en pluie…
C’est incroyable, comment en une journée, vous pouvez passer d’un extrême à l’autre, du soleil chaud, au vent glacial, à la neige et à la pluie…
Tous ces changements de climat, en plus de l’altitude, vous rendent, « claquos », comme le dit Cyril.
Nous avons eu une bien longue journée, avec malheureusement beaucoup de van et peu de marche ou de sortie, par conséquent peu de bonnes photos. Nous regrettons un peu d’avoir fait une excursion en groupe, (louer une voiture était trop chère). Mais je ne regrette pas d’avoir découvert l’altiplano, avec ses cactus, ses lamas et ses buros (ânes)…
Demain, nous allons voir le marché, et nous prendrons le bus jeudi matin de bonne heure pour le Chili.
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